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Le conflit s’accentue entre Red Pine et ses syndiqués

Publié le 25 mars 2020 à 16:51, modifié le 25 mars 2020 à 16:51

Par: Elizabeth Dubé

Le litige qui oppose le site d’enfouissement Red Pine d’Allardville et ces employés syndiqués est bien loin d’être réglé. Les travailleurs ont de nouveau fait face à un refus de retourner au travail alors qu’ils réclamaient l’arrêt du lock out le temps de la pandémie.

«  Ça été vraiment une tape dans le visage », témoigne Serge Plourde, visiblement déçu de l’entêtement de ses employeurs. Ces derniers ont de nouveau refusé de lever la mesure le temps de la crise afin de s’assurer que ce service essentiel demeure bien fonctionnel.

« Ça dit encore une fois que notre employeur ne veut pas vraiment régler la situation présentement. Nous en tant qu’employé on était vraiment prêt à rentrer travailler pour s’assurer que tous les services étaient continués », ajoute-il.

Une seconde controverse est également survenue lorsque des offres d’emplois ont été affichées sur les réseaux sociaux quelques jours après le refus du conseil. Selon la directrice générale, il s’agirait d’un malentendu, les offres serviraient uniquement à combler des emplois saisonniers. De plus, comme plusieurs autres services, leur organisation doit fonctionner à effectif réduit. «  Je ne pourrais pas avoir plus d’effectifs que ce que j’ai présentement. Les employés  du local 4193 sont dans une situation beaucoup plus sécuritaire en quarantaine à la maison qu’être ici au site. »

Pour Mme Hachey, le litige entourant la convention collective est complètement différent des problématiques amenées par le COVID-19. Un abus des congés médicaux serait plutôt à l’origine du lock-out.

« Sur 23 employés, je peux facilement avoir sur une base quotidienne de 3 à 6 employés qui appellent malades tous les jours. C’est certains que là-dedans il y a des cas justifiés, mais j’en ai aussi que ce sont des gens qui appellent malades à tous les vendredis ou les lundis et on voit ça sur une période de 3 ou 4 semaines. Ce sont ces situations-là que l’on veut adresser. », nous explique-t-elle.

Du côté du syndicat on déplore le fait que ces chiffres ne leur ont jamais été présentés ni même détaillés. On ne sait donc pas si les vacances et les congés syndicaux sont cumulés dans le taux d’absentéisme présenté.

« C’est de là la frustration de voir vraiment, oui avancer des chiffres, mais de mettre aussi les choses réelles et de voir vraiment c’est quoi qui est dans ça. Dire que les gens ou les employés abusent des journées maladies, pour moi c’est un manque de respect flagrant envers ses employés. », conclu M. Plourde.

Les syndiqués de Red Pine n’ont d’ailleurs pas l’intention de réitérer leur offre à la prochaine rencontre avec leurs employeurs samedi prochain.