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Le château Dubuc de Chandler sur le point d’être emporté par la mer

Publié le 21 juillet 2021 à 17:30, modifié le 21 juillet 2021 à 18:37

Par: Emmanuel Renaud

La mairesse de Chandler interpelle les gouvernements pour sauver le château Dubuc. Le bâtiment construit en 1916 menace de se retrouver à la mer si rien n’est fait pour le protéger avant les prochaines tempêtes.

Il est présentement minuit moins une pour sauver le château Dubuc de Chandler. Le bâtiment cité comme patrimonial par la municipalité pourrait se retrouver à la mer si rien n’est fait d’ici l’automne.

« C’est un dernier cri du cœur à tous nos gouvernements possibles pour nous aider à sauver ce bâtiment-là qui est une bonne partie de l’histoire industrielle de Chandler », affirme la mairesse Louisette Langlois.

Le château Dubuc a été construit en 1916 par l’homme d’affaires bien connu dans le domaine des pâtes et papiers, Julien-Édouard-Alfred Dubuc. Un personnage très important pour le développement de la ville de Chandler.

« Monsieur Dubuc, c’est lui qui a parti Chandler si vous voulez. C’est lui qui a installé la ville avec l’industrie du bois qu’il a amené ici », explique madame Langlois.

C’est lors de grandes marées en 2016 et 2017 qu’un mur de protection s’est affaibli pour l’une des premières fois. C’est toutefois en février 2021 qu’il s’est endommagé très sérieusement, laissant le château Dubuc à découvert.

« S’il y a une bonne tempête, normalement il va devenir en porte-à-faux pis peut-être la deuxième ou troisième tempête, la mer va l’emporter, c’est aussi simple que ça », soutient l’homme d’entretien du château, Maurice Rehel.

Monsieur Rehel a installé plusieurs piliers temporaires pour éviter que la structure s’effondre. La meilleure solution selon lui ne serait pas l’enrochement, mais bien de reculer le château à une trentaine de mètres de la plage. Des travaux de quelques millions de dollars dont les propriétaires ne sont pas en mesure d’assumer l’entièreté des coûts.

« Les propriétaires ont fait des démarches, mais au Québec il n’y a que 20% du coût qui peut être admissible au programme. Il y avait le nouveau programme qui s’appelle Espace bleu, mais c’est trop à moyen terme, donc impossible pour les propriétaires d’avoir accès à ça à très court terme », explique Louisette Langlois.

La mairesse souhaite que les gouvernements interviennent rapidement. Elle estime que ce dossier mérite un niveau d’aide aussi important qu’avait reçu la Ville de Percé après la tempête de 2016 qui avait détruit le cœur touristique de la municipalité.