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La semaine de la prévention de la noyade en Gaspésie

Publié le 24 juillet 2026 à 17:08, modifié le 24 juillet 2026 à 17:20

Par: Maely Bouchard

C’est la semaine de la prévention de la noyade. On est actuellement dans la période de l’année qui enregistre malheureusement le plus grand nombre de noyades au Québec.

Les vacances de la construction se poursuivent. Chaque année, c’est le moment où il survient le plus de noyades au Québec.« Pendant les deux semaines des vacances de la construction en moyenne, on a 9 cas au Québec seulement et le week-end dernier on en a eu cinq durant le week-end », explique le directeur général de la Société de sauvetage.

 

Et contre toute attente, le groupe d’âge plus à risque n’est pas celui qu’on imaginerait… « Il est clair que si je faisais un sondage à travers le Québec  sur qui se noie le plus, pas mal sûr que tout le monde veut répondre les enfants », entend monsieur Hawkins.

 

Mais au Québec, les 20 à 34 ans représentent 24 % des noyades. « Mes 25 ans justement, c’est mes preneurs de risque, c’est des personnes qui disent qu’ils n’ont pas besoin de la veste de flottaison », raconte-t-il.

 

Les 65 ans et plus représentent 28% des cas. « Mes 65, il y a une prétention c’est ben ça fait 40 ans que je fais mon activité, il ne m’est jamais rien arrivé pourquoi ça m’arriverait aujourd’hui », dit le directeur de la Société de sauvetage.

 

Le non-port de la veste de sauvetage est souvent le grand coupable… La baignade non accompagnée et la consommation d’alcool sont d’autres facteurs.

 

À Carleton-sur-Mer comme ailleurs en Gaspésie, les marées ne pardonnent pas. « On est tellement entouré de plan d’eau, de rivière, de lac de la mer que ça devrait être un minimum pour tout le monde de savoir nager », prévient un passant.

 

Les résidents de la région le savent, mais ce n’est pas toujours une évidence pour les touristes. Certains iront à contre-courant et se mettront à risque de noyades… « Il faut pas oublier qu’à partir du moment où vous êtes vers la mer, vous avez ce qu’on appelle des courants de retour, c’est quand la masse d’eau de la marée augmente le volume d’eau sur le long des littoral, il y a une pression additionnelle pour l’évacuer par le large », rappelle le Raynald Hawkins, le directeur de la Société de sauvetage.

 

Des municipalités profitent de la semaine pour faire de la sensibilisation.