La Pocatière : des subventions tardives forcent le report des travaux sur la 4e Avenue
Publié le 22 mai 2024 à 14:49, modifié le 22 mai 2024 à 16:41
Par: CIMTCHAU
Dans l’attente d’une subvention gouvernementale cruciale, les commerçants de la 4e Avenue Painchaud, à La Pocatière, doivent faire face à un revers inattendu. Les travaux de réfection tant attendus sur l’artère commerciale sont désormais reportés à l’été 2025.
Les négociations prolongées entre les gouvernements provincial et fédéral pour le renouvellement du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) ont laissé la municipalité dans l’incertitude quant à son financement des infrastructures municipales.
Le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé, exprime sa déception quant au retard de cette subvention tant espérée, soulignant l’impact direct sur le calendrier des travaux prévus. « On s’attendait à avoir cette enveloppe-là en début de 2024 », déplore-t-il. « On se disait, “si on est capable d’avoir la réponse à partir d’une telle date, on va pouvoir quand même cheminer”, mais finalement, on réalise qu’on n’a pas ces réponses-là. »
Face à cette nouvelle, les commerçants locaux sont résignés. « Éventuellement, il va falloir que ça se fasse. Alors que ce soit cet été ou l’été prochain, on n’a pas le choix de vivre avec », déclare Linda Landry, copropriétaire de la Boucherie Rossignol.
Chantale Boily, propriétaire de la boutique Suivez le fil, reconnaît quant à elle la nécessité de restaurer l’artère commerciale, mais souhaite pouvoir prévoir les impacts temporels des travaux, pour ajuster son inventaire en fonction de l’achalandage. « Tout ce que je demande, c’est de le savoir le plus tôt possible », souffle-t-elle.
Pour Marc Côté, copropriétaire de la boutique Khazoom 2000, le report des travaux est décevant, bien qu’il ne soit pas surpris par les retards inhérents à de tels projets. « On a hâte que ça se fasse, pour revitaliser la 4e Avenue. C’est une bonne chose à faire. […] Il y a toujours des retards, donc ça ne nous surprend pas tellement », avoue-t-il.
Marc Côté soulève cependant une autre préoccupation : « Si on retarde d’une année, ça coûte toujours de plus en plus cher… »
Ces inquiétudes sont partagées par la ville. « On peut présumer qu’on n’est pas les seuls à mettre des projets sur pause. On peut aussi présumer que l’année prochaine, quand on aura […] ces subventions, ça va mettre une pression sur les entreprises, donc on peut présumer que les coûts vont augmenter », explique le maire, Vincent Bérubé.
Malgré cette possibilité, le maire reste résolu à ne pas transférer ce fardeau financier supplémentaire sur les citoyens. Il insiste : « Le citron est déjà pressé, on ne veut pas aller là. »
En dépit de cette attente prolongée, le maire reste déterminé et prêt à saisir l’opportunité dès que les fonds nécessaires seront débloqués. « On est prêt. Tous les plans sont faits. On est prêt à déposer. Il nous reste juste à avoir la réponse. »