La péninsule se mobilise contre la mauvaise couverture cellulaire
Publié le 22 juillet 2026 à 16:29, modifié le 22 juillet 2026 à 16:50
Par: Pierre-Marie Nicolas
La mauvaise couverture cellulaire continue de faire réagir dans la péninsule acadienne, après que des cyclistes se sont retrouvés incapables d’appeler à l’aide à Caraquet. L’incident relance les critiques sur les angles morts du réseau dans la région.
Le 7 juillet dernier, l’entrepreneur Gaëtan Lanteigne lançait un sondage citoyen pour documenter la problématique. Il parle d’un enjeu régional qui touche toutes les communautés, de Miscou jusqu’à Néguac, et qui s’est nettement détérioré au cours des deux dernières années.
En une semaine, plus de 5000 citoyens ont répondu à l’appel.
« Il y a beaucoup de témoignages, reliés à la sécurité de nos citoyens et citoyennes de la péninsule acadienne. Là, on parle d’urgence, on parle d’appels manqués de 911, on parle d’appels coupés, on parle exemple dès que ce soit au niveau des pompiers, des ambulanciers sur la route, il y a vraiment une problématique ici », soutient Gaëtan Lanteigne.
Le mouvement populaire s’élargit. Entrepreneurs et municipalités rejoignent la mobilisation. Pour Gaëtan Lanteigne, le réseau cellulaire est devenu un frein silencieux au développement économique de la région, alors qu’en 2026, la majorité des transactions dépendent d’une couverture fiable.
Pour l’Association francophone des municipalités, les compagnies de télécommunications ont leur part de responsabilité. Le président Kassim Doumbia estime que la technologie déployée actuellement n’est pas adaptée à un environnement comme celui de la péninsule, et que les entreprises devraient investir davantage en recherche et développement pour répondre aux besoins des régions rurales autant qu’urbaines.
Des pistes sont à l’étude du côté des élus, mais le dossier pourrait bien terminer à Ottawa.
« Je pense qu’il y a un comité permanent qui se penche sur la télécommunication. On devrait tant qu’à forcer des compagnies à investir dans les infrastructures. Et non laisser les compagnies décider d’aller voir les gouvernements si les gouvernements décident d’investir ou pas dans ces infrastructures. À la fin de la journée, c’est une infrastructure qui leur appartient », soutient Kassim Doumbia.
L’entrepreneur et son équipe de bénévoles compilent pour le moment les données recueillies par le sondage. Un rapport final sera ensuite rendu public.