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Impacts des écrans chez les jeunes : une commission spéciale pour y remédier

Publié le 27 juin 2024 à 17:31, modifié le 27 juin 2024 à 17:31

Par: Coralie Morency

Les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et sur le développement des jeunes préoccupent les élus. Une commission spéciale a été créée par l’Assemblée nationale pour se pencher sur la question.

La facilité de l’accès aux réseaux sociaux, la cyberintimidation, l’accès des mineurs à la pornographie et la surutilisation du temps d’écran. Les enjeux sont grands et inquiètent. « C’est une préoccupation collective, c’est un réveil collectif en fait des impacts des écrans et des réseaux sociaux sur nos jeunes, sur le développement de nos jeunes », explique la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne.

La Commission spéciale sera présidée par la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata. Elle rassemble 12 parlementaires et des spécialistes préoccupés par la question. Les jeunes seront également interpellés. « Il y aura des auditions publiques, des consultations particulières avec des experts, on souhaite aussi se déplacer pour aller à la rencontre des jeunes et questionner les jeunes », ajoute Amélie Dionne. « On est tous orientés vers le même but, vers le même objectif. Tous les partis sont unanimes sur le mandat en question, donc je pense qu’il faut s’y attarder. »

Des parents rencontrés se disent soucieux de l’importance que peuvent prendre les réseaux sociaux dans la vie de leurs jeunes. « C’est super inquiétant parce que nous dans notre temps ça n’existait pas vraiment les ordinateurs, puis on voit la différence aussi au niveau peut-être du développement du cerveau, il y a plusieurs études qui commencent à sortir », s’inquiète une mère.

Des familles n’ont pas d’autre choix que d’appliquer des stratégies d’encadrement.  « Je pense qu’en tant que parent il faut rester vigilant et s’ils décident d’aller sur un réseau quelconque, c’est d’explorer est-ce que je suis confortable avec ce réseau-là, comment ça fonctionne. Faire des recherches avant de créer un compte pour n’importe quoi », ajoute la maman.

La surveillance parentale en ligne est une méthode bien connue. « Il a la possibilité de mettre des contrôles parentaux, donc c’est certain que je vais avoir cet accès-là », assure une autre mère de famille.

Les parents encouragent l’initiative de l’Assemblée nationale à prendre au sérieux la situation. Le temps d’écran est même rendu pour plusieurs, synonyme de récompenses. « Le soir les enfants ont leur heure de lecture et s’ils ont été gentils et vaillants dans la journée, ils ont leur 15-20 minutes de réseaux sociaux », explique le grand-père de plusieurs petits enfants.

La Commission prévoit déposer un rapport en 2025 qui proposera des solutions pour ensuite passer à l’action.