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Identité de genre : encore de l’inconfort au Madawaska

Publié le 6 décembre 2018 à 15:27, modifié le 7 décembre 2018 à 11:17

Par: Jacob Cassidy

S’assumer comme transgenre en région rurale, ce n’est pas toujours facile. Même si les mentalités évoluent, l’inconfort des gens face à cette réalité reste important.

Thomas Chassé est devenu un garçon il y a deux ans. Il a fait son coming out loin des grandes villes, alors qu’il habitait à Grand-Sault. «D’une façon c’est plus difficile puisque les gens sont moins sensibilisés à cette cause-là, confie-t-il. Souvent dans les grands centres il y a un petit peu plus de sensibilisation, il y a des parades de fierté et tout cela.»

Aujourd’hui étudiant à l’UMCE, il constate que les gens de la région éprouvent quelques difficultés à composer avec les questions d’identité de genre. «Les gens se sentent souvent mal à l’aise s’il se trompe, mais ils n’ont pas besoin de se sentir mal à l’aise. Juste peut-être s’excuser et passer à autre chose», affirme-t-il.

Selon lui, les transgenres doivent être traités comme tous les autres. Il estime qu’il ne faut pas avoir peur de poser des questions sur le processus. «Ce qui me dérange, c’est quand le monde se pose des questions et qu’ils ne viennent pas me le demander directement, si tu veux une réponse, tu peux venir ou fais ta recherche», mentionne l’étudiant.

S’il est moins à l’aise de parler des démarches médicales entreprises, qu’il juge d’ordre personnel, il se confie sur ses habitudes. «En général je ne suis pas quelqu’un qui va dans les toilettes publiques. J’essaie d’éviter ça car j’ai peur de faire face à des situations que je n’aimerais pas faire face. Sinon c’est sûr qu’il y a des endroits maintenant qui ont des salles de bain inclusives», explique-t-il.

Le jeune adulte, qui s’implique dans la promotion de la diversité de genre et d’orientation sexuelle, croit qu’il doit y avoir plus de sensibilisation. «C’est présent dans les écoles, mais ce serait aussi important que ce soit présent dans les communautés, pour que ce soit ouvert aux parents qui ont des enfants qui vivent des choses comme cela et aussi aux grands-parents», suggère-t-il.

L’accès aux services médicaux spécialisés est aussi plus restreint en région. Cela est loin d’être un obstacle pour Thomas, qui souhaite poursuivre sa transformation physique dans les prochains mois.