Identité acadienne : une « urgence d’agir » au Nouveau-Brunswick
Publié le 20 avril 2026 à 16:54, modifié le 20 avril 2026 à 16:56
Le déclin de l’identité acadienne inquiète au Nouveau-Brunswick. C’est pourquoi un groupe de réflexion s’est formé pour trouver des pistes de solution. Son rapport final a été présenté aujourd’hui.
La proportion de francophones qui ne cesse de diminuer dans la province, le faible usage du français à l’Assemblée législative et la venue de nouveaux arrivants qui ne parlent pas français effritent l’identité acadienne.
« Il y a vraiment beaucoup de signaux qui s’additionnent présentement qui dénote une urgence d’agir », indique Lise Ouellette, porte-parole du Comité citoyen pour un nouveau nom.
Le Groupe de réflexion sur l’identité acadienne a donc vu le jour en prévision des États généraux de l’Acadie qui se tiendront à Edmundston les 12 et 13 juin prochains.
« L’objectif, c’est vraiment d’engager la population, la communauté dans une réflexion au sujet de l’avenir de la communauté acadienne et de la langue française », explique Mme Ouellette
Les membres du groupe de réflexion proposent de renforcer la protection juridique des services de garde pour enfants en français. Ils suggèrent aussi que la culture acadienne occupe une plus grande place dans les salles de classe, avec davantage d’œuvres acadiennes étudiées par les élèves, notamment.
« Dans l’école, l’Acadie n’a pas sa place qu’elle devrait avoir dans les manuels d’histoire, dans le curriculum scolaire », mentionne Joseph-Yvon Thériault, porte-parole du Groupe de réflexion sur l’identité acadienne.
« Le seul cours qui permettrait une réelle exposition aux enjeux de l’Acadie et aux faits acadiens plus granulés à travers son histoire, il est optionnel », souligne Antoine David, membre du Groupe de réflexion sur l’identité acadienne.
Selon le Comité, les gouvernements municipaux et provinciaux ont un rôle à jouer dans la promotion du français et la fierté acadienne.
« Le Français et le nom Acadie doivent retrouver toute leur place dans le discours et dans l’action du gouvernement du Nouveau-Brunswick », lance M. Thériault.
Les artistes contribuent aussi à l’identité acadienne. Davantage de financement de Fredericton serait nécessaire.
« Les artistes du Nouveau-Brunswick reçoivent le moins de financement provincial par capita. Il est urgent d’y remédier », soutient le porte-parole du Groupe de réflexion sur l’identité acadienne.
Un sondage est disponible en ligne pour établir les priorités que devrait se donner l’Acadie. Les résultats du sondage seront dévoilés avant les États généraux.