Conflit de travail : grève générale illimitée au Camping Rivière-Ouelle
Publié le 4 juin 2026 à 16:24, modifié le 4 juin 2026 à 16:31
Par: Catherine Pellerin
Les travailleurs du Camping Rivière-Ouelle ont déclenché une grève générale illimitée. Les syndiqués, affiliés à la FTQ, dénoncent que le climat de travail tendu depuis des mois et affirment que les négociations entre les parties sont difficiles.
Des congédiements contestés de trois employés seraient au cœur du conflit.
« À la suite du dépôt de griefs par trois employés, le jour même de l’entrée en fonction d’un nouveau directeur général, deux employés comptant chacun plus de 35 années de service ont vu leur emploi prendre fin. Le conseil d’administration soutient qu’il s’agissait de démissions. Une version que contestent les personnes concernées ainsi que le syndicat », explique par communiqué le syndicat.
La présidente de l’unité syndicale, Nancy Gagné, dit également avoir perdu son emploi après s’être présentée sur les lieux de travail dans le cadre de ses fonctions syndicales afin de s’informer de la situation.
« Tout ce que je demande, c’est du respect et de la reconnaissance pour des membres qui ont donné des années à cette organisation. Aujourd’hui, ce respect est sérieusement remis en question », affirme-t-elle.
Mandat de grève
Les membres ont tenu une assemblée extraordinaire le 1er mai dernier. Ils ont voté à 87 % en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.
Le syndicat dénonce également la décision de l’employeur de ne pas remplacer trois postes devenus vacants au cours des derniers mois.
Deux départs à la retraite n’ont pas été remplacés et certaines fonctions ont été abolies, notamment le poste de sécurité de nuit.
« Nos membres ont vu leur charge de travail augmenter considérablement au fil des mois. Ils ont le sentiment de ne pas être entendus et de ne plus avoir les ressources nécessaires pour accomplir adéquatement leur travail », soutient Frédéric Morin, conseiller syndical à l’UES800.
Six rencontres de négociation ont eu lieu jusqu’à présent. Selon le syndicat, plusieurs enjeux demeurent en litige, notamment la réintégration des personnes dont l’emploi a été perdu ainsi que le remplacement des postes vacants.
Le syndicat assure que les campeurs pourront continuer d’accéder au site. Toutefois, la réduction importante des effectifs pourrait entraîner des délais ou des perturbations dans certains services.
« Nous souhaitons que cette situation se règle rapidement. La porte demeure ouverte pour reprendre les discussions et trouver des solutions permettant de rétablir un climat de travail sain et respectueux pour l’ensemble des personnes concernées », conclut Frédéric Morin.