Fermeture du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux : une déception pour les conservateurs du patrimoine
Publié le 2 février 2026 à 17:13, modifié le 3 février 2026 à 17:13
Le site Internet des lieux patrimoniaux du Canada fermera définitivement le printemps prochain. La perte du répertoire pourrait avoir des répercussions importantes sur l’utilisation et la gestion du patrimoine au pays.
C’est la fin pour le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux. Une déception pour les conservateurs du patrimoine.
« Cette perte va sûrement causer beaucoup d’ennuis pour la communauté patrimoniale », affirme Patricia Kell, directrice exécutive de la Fiducie nationale du Canada.
« C’est ça qui est déplorable parce que sur le site tout était vraiment indiqué et détaillé », déplore Gaëtane Saucier Nadeau, responsable de la Société culturelle de Saint-François.
Le site géré par Parcs Canada regroupe environ 13 500 lieux historiques, qui ont été officiellement reconnus par les autorités gouvernementales. Des descriptions détaillées accompagnent chaque lieu.
« Les gens, s’ils voulaient venir ici pour visiter, le répertoire était là. C’était facile », révèle Mme Saucier Nadeau.
« C’est le seul outil de ce genre au Canada et c’est le moyen avec lequel on peut comprendre non pas seulement le patrimoine de notre communauté locale, mais partout au pays », ajoute Mme Kell.
Sans répertoire commun, les informations sur les lieux historiques deviendront plus difficiles d’accès. Les organisations devront donc bâtir leur propre registre.
« Nous on va trouver une autre solution, une autre façon de montrer nos sites patrimoniaux », mentionne Gaëtane Saucier Nadeau.
Parcs Canada nous a confirmé que la base de données a atteint la fin de sa durée de vie technologique et qu’elle ne répond plus aux normes actuelles d’accessibilité, de sécurité et de fiabilité. L’organisation travaille actuellement avec des partenaires pour conserver les informations du répertoire.
« C’est un outil très important et il faut trouver une solution moderne », lance la directrice exécutive de la Fiducie nationale du Canada.
Le Répertoire a été lancé en 2004 dans le cadre de l’Initiative des endroits historiques, une collaboration entre le fédéral et les provinces. Les gouvernements provinciaux avaient alors investi des millions dans la création du registre.
« C’est un peu désolant, puisque tout le monde a travaillé fort », déclare Mme Saucier Nadeau.
Le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick nous a confirmé avoir des discussions avec Parcs Canada afin de mieux comprendre les impacts potentiels et les prochaines étapes.