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Le procès de l’ex-porte-parole de la SQ, Claude Doiron, débute à Percé

Publié le 8 juin 2026 à 11:40, modifié le 8 juin 2026 à 11:43

Par: Pierre-Marie Nicolas

L’ex-porte-parole de la Sûreté du Québec en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, Claude Doiron, subit son procès ce lundi au palais de justice de Percé. Il fait face à trois chefs d’accusation : agression sexuelle, contacts sexuels et incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans.

Les gestes reprochés se seraient produits entre le 1er mai et le 30 septembre 1988, à Cloridorme, selon la Couronne. Au moment des faits, Claude Doiron aurait eu 25 ans et ne faisait pas partie de la Sûreté du Québec. Il n’entrera dans un corps de police que quelques années après.

 

35 ans plus tard, il sera arrêté à la suite d’une enquête de la direction des affaires internes de la SQ. Le corps policier le suspendra à demi-solde dès le lendemain, en juin 2023, à quelques jours de sa retraite.

 

Entre les deux, il aura été le visage médiatique de la SQ pendant plus de dix ans dans l’Est-du-Québec. Depuis 2012, il s’adressait aux médias au nom du corps policier pour les régions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent.

 

Le dossier aura traversé trois ans de procédures. Une enquête préliminaire s’est tenue en avril 2024. La présumée victime était le seul témoin entendu. Des requêtes préliminaires ont été ensuite entendues à huis clos à l’automne 2025, dont les décisions sont frappées d’une ordonnance de non-publication. Claude Doiron n’a jamais été détenu durant cette période.

 

Le procès se déroule devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, sans jury. Me Louis-Philippe Desjardins représente la Couronne et prévoit faire entendre deux témoins. Deux semaines de procès sont anticipées.