Expédition Saint-Laurent: déjà 11 tonnes de déchets ramassés
Publié le 18 août 2025 à 16:30, modifié le 18 août 2025 à 16:36
Par: Marianne Poitras
L’Expédition Saint-Laurent est de retour pour une deuxième année consécutive, bien décidée à poursuivre sa mission : nettoyer les berges du Québec et sensibiliser la population à la pollution des cours d’eau. Cette semaine, l’organisme fait escale dans la région du KRTB.
Sur les rives de Cacouna, les sacs se remplissent rapidement. Plastique, métal, déchets en tout genre… tout est ramassé, trié, et évacué. L’équipe a pour mission de lutter contre la pollution des cours d’eau, mais également de sensibiliser la population sur cette problématique.
« Mais le plus important, c’est de passer le message, de mettre les citoyens en action, sensibilisez les gens à ne pas abandonner. Il faut sauver notre planète, il faut réduire la quantité de plastique que l’on rejette dans nos cours d’eau. Et ça des fois, on finit par l’oublier, il y a tellement de choses dans l’actualité, qu’on oublie. Mais notre planète a besoin qu’on se mette en action pour la protéger. », explique Jimmy Vigneux, chef d’Expédition Saint-Laurent et ses bassins versants.
Et les citoyens ont répondu à l’appel. Plusieurs bénévoles ont mis la main à la pâte, motivés par l’urgence environnementale.
« C’est une bonne chose, les déchets ce n’est pas ce qui manque, il y en a partout. Pis il n’y a personne qui le fait, eh bien personne ne va le faire. »
« Et bien c’est de nettoyer un peu l’héberges, deuxième chaudière pour aujourd’hui. »
« Je suis très content, parce qu’il faut faire attention. On s’aperçoit qu’il y a des choses partout qui sont vraiment dommageables pour l’environnement. »
L’équipe est présentement sur la fin de leur expédition de 22 arrêts et a ramassé environ 11 tonnes de déchets pour cette deuxième édition. Il faut savoir que le plastique est le déchet qui pollue le plus les cours d’eau du Québec. Une problématique qui n’impacte pas seulement les animaux, mais également les humains.
« Le monde pense que ce n’est pas pollué au Bas-Saint-Laurent, mais en fait partout où est-ce qu’on arrête les gens nous disent ah, mais non ce n’est pas si pire chez nous. On dirait qu’on s’habitue à ça. // Je pense qu’on se cache un peu la tête dans le sable, et c’est très humain de faire ça, de penser que c’est juste un problème d’ailleurs. Mais le plastique il va partout, et il connecte tout le monde sur la planète via les océans. Donc on ne peut pas vraiment s’en passer, il faut faire partie de la solution. », mentionne Lyne morissette, chef scientifique d’Expédition Saint-Laurent et ses bassins versants.
L’expédition poursuivra sa route demain à Trois-Pistoles, avant de conclure sa tournée en Gaspésie le 22 août prochain.