Des opposants au regroupement municipal au Kamouraska dénoncent une absence de démocratie
Publié le 15 août 2025 à 15:07, modifié le 15 août 2025 à 15:22
Les opposants au projet de fusion entre les municipalités de La Pocatière, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et de Saint-Onésime-d’Ixworth dénoncent que la démarche n’est pas démocratique.
Des opposants au projet de fusion au Kamouraska ont réagi à la publication du rapport de la Commission municipale du Québec, qui est en faveur du regroupement. Les observations de la Commission municipale montrent que 11% des personnes qui se sont exprimées par écrits ou en personne sont contre la démarche de regroupement des municipalités de La Pocatière, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et de Saint-Onésime-d’Ixworth. Ce pourcentage correspond à quatre citoyens qui sont exclusivement de Saint-Onésime-d’Ixworth. Certains d’entre eux estiment qu’il y a eu une grande injustice dans la processus. Ils expliquent que l’information leur était mal acheminée, ce qui a nui dans à la démarche des opposants pour affirmer leur position.
« Nous autres on ne savait pas dans le rapport de qu’on a eu c’est écrit qui avait fait un site Internet avec toutes les informations informations, mais nous en tant que citoyen qu’on est contre on a pas eu cette information là c’est c’est comme plate c’est désolant. parce que nous des correspondances défavorables, on aurait pu les envoyer. », affirme Denis Miville qui est citoyen de Saint-Onésime-d’Ixworth et ancien élu municipal.
« Le conseil municipal, eux autres, reçoivent des documents, ils ont tout ce qu’il faut fait que les eux autres, ils sont au courant . Fais qu’ils ont averti leur monde, mais nous autres, on a jamais été averti. Moi je trouve que ça a été vraiment de la foutaise, c’était ridicule. », ajoute Denis Lizotte qui est aussi citoyen de Saint-Onésime-d’Ixworth et ancien élu municipal.
Selon eux, le processus n’est pas démocratique, ils estiment qu’un référendum est nécessaire afin d’avoir un portrait réel de l’opinion de la population.
« Ça serait un référendum. C’est la meilleur moyen d’avoir la réalité, vraiment la réalité. », explique Denis Lizotte.
En janvier dernier, ils en ont d’ailleurs déposer une pétition de 307 signatures demandant la tenue d’un référendum, mais celui-ci n’a pas eu lieu.