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Des foyers de soins en manque criant de personnel

Publié le 10 septembre 2019 à 12:55, modifié le 11 septembre 2019 à 10:50

Par: Jacob Cassidy

La situation dans les centres d’hébergement pour aînés au Nouveau-Brunswick est de plus en plus préoccupante. Le foyer Sainte-Élizabeth à Baker Brook fait face à un important manque de main-d’œuvre. Le quart des infirmières et des préposés sont présentement en arrêt de travail.

Michelle St-Onge visite son père plusieurs fois par semaine. Vendredi dernier, elle a constaté qu’il avait passé la journée en pyjama. «Avec le nombre d’employés, ils ne peuvent pas faire autrement, donc, on a laissé ça passer. Le lendemain, ma mère est venue le voir et mon père était encore en pyjama», affirme-t-elle.

L’absence prolongée de 8 des 32 membres du personnel soignant cause un manque criant de ressources. Les préposés et infirmières auxiliaires sont parfois forcés de tourner les coins ronds.«Quand on rentre le matin, on se demande quelle sorte de journée on va passer aujourd’hui parce qu’on sait qu’on manque déjà de personnel, affirme la secrétaire archiviste du syndicat Jinny Boulet, c’est dur de combler tous les soins qui devraient être donnés.»

Les familles, les employés et les gestionnaires somment le gouvernement d’intervenir. Tout le monde réalise que la pénurie a atteint un point critique dans les dernières semaines. L’équipe pose toutes les actions possibles pour en réduire les impacts. Mais, sans fonds supplémentaires et avec les employés qui sont sans contrat de travail depuis près de 4 ans, le recrutement est difficile.

«Plus ça va, plus que le monde ne veut plus venir travailler parce que la charge de travail est plus importante. Elle est plus lourde», rapporte la présidente du syndicat, Nancy Boucher.

La fille d’une autre résidente remarque que la situation ne cesse de se détériorer depuis quelques années. Elle compatit avec les travailleurs. «Je leur lève mon chapeau parce qu’eux autres travaillent fort et c’est dommage de faire ça comme cela parce que les bons employés qu’il y a ici au foyer ils sont en train de tous les brûler», partage Line Landry.

Toute cette situation est hors du contrôle des gestionnaires qui se joignent au syndicat et aux familles pour demander l’intervention du gouvernement. «On demande, c’est certain, que tout bouge partout parce que ça nous met dans une position critique. On n’aime pas à être dans cette position-là parce que les gens dont on prend soin sont fragiles», confirme le président du conseil d’administration du Foyer Ste-Élizabeth, Georges Clair.

«C’est déjà dur de voir que tes parents sont ici pour terminer leurs jours et de voir qu’ils terminent leurs jours comme cela, ils ne méritent pas cela» – Michelle St-Onge.

En attendant l’intervention de Fredericton, Michelle St-Onge continuera de multiplier ses visites pour prendre soin de son père et réduire la tâche des employés.