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Des conseillers exaspérés par les droits de veto du maire à Saint-Paul-de-la-Croix

Publié le 20 février 2019 à 12:34, modifié le 20 février 2019 à 17:38

Par: Marie-Eve Cloutier

Des conseillers de Saint-Paul-de-la-Croix sont exaspérés par l’usage des droits de veto du maire Simon Périard qu’ils jugent abusif. Quatre d’entre eux ont convoqué une séance extraordinaire hier soir afin de faire avancer certains dossiers.

La réunion a été courte, puisque le point à l’ordre du jour concernant les droits de veto a finalement été abrogé.

L’avis de convocation de cette séance extraordinaire a été envoyé le 16 février.  Certains conseillers, qui blâment le maire d’avoir utilisé au moins à 25 reprises son droit de veto depuis son arrivée en novembre 2017, voulaient s’assurer de l’entrée en vigueur de certaines résolutions adoptées lors de la dernière réunion du conseil, le 11 février. Cependant, les droits de veto étaient inexistants au moment de convoquer cette assemblée spéciale, puisque le procès-verbal de cette réunion n’a été signé par le maire Simon Périard que le 18 février. De plus, le maire a choisi de ne pas se servir de sa prérogative ce mois-ci.

Certains citoyens présents ont manifesté leur mécontentement concernant le dysfonctionnement du conseil municipal à Saint-Paul-de-la-Croix. D’autres ont mentionné avoir carrément eu l’impression de perdre leur temps.

Une réunion inutile?

L’un des conseillers derrière la convocation soutient que la tenue de cette séance extraordinaire était nécessaire. Jérôme Dancause affirme que l’exercice va permettre à la directrice générale de mieux faire son travail. Il questionne plutôt les intentions du maire : « Il y a peut-être une stratégie politique derrière ça. Ou bien, il est en accord avec les résolutions et il les a signées. Mais, ce qu’il faut retenir, c’est que l’objectif est atteint. »

Pour sa part, Simon Périard a rappelé les motifs qui le poussent à se servir de son droit de veto. « Il faudrait se pencher sur la nature du problème à la source, plutôt que de tenter d’empêcher le maire d’utiliser ce droit », a-t-il fait valoir, tout en ajoutant que la tenue d’une séance extraordinaire ajoute aussi une charge de travail à la directrice générale de la municipalité.