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Des chiffres qui parlent pour les entreprises

Publié le 31 juillet 2020 à 17:30, modifié le 31 juillet 2020 à 17:46

Par: Antoine Pelland-Ratté

Une étude de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes révèle que la COVID-19 risque de provoquer la fermeture de plus de 150 000 PME au pays, dont 3247 au Nouveau-Brunswick. Cette nouvelle ne surprend pas des entrepreneurs de Caraquet, qui oeuvrent dans deux domaines très touchés par la pandémie.

Une PME sur sept pourrait fermer en raison de la COVID-19 au Canada ; un constat qui ne surprend pas le président de Chambre de commerce et de tourisme du Grand Caraquet, Marco Plourde.

«Considérant la situation dans laquelle on est et que l’économie a été quand même arrêtée longtemps. Je pense qu’on est dans ce mode-là présentement : s’adapter et en mode survie», dit-il.

Étant directeur général de deux campings, il est bien placé pour dire que c’est le secteur touristique qui souffre le plus dans la Péninsule acadienne.

«Donc à ce moment-là, étant donné que les frontières ont été fermées, beaucoup d’entre nous au niveau touristique, que ce soit des attractions, que ce soit des piliers au niveau touristique dans la région, ont eu un dur coup durant l’été, ajoute-t-il. […] Mais les gros de nos revenus viennent entre le premier et le 15 août, parce qu’il y a un achalandage touristique énorme.»

L’industrie alimentaire est un autre des secteurs très touchés dans la région. La situation du fournisseur en alimentation C.L. Comeau semble le confirmer.

«Aux alentours du 15 mars, on s’est aperçu tout de suite qu’il y avait une baisse dans notre chiffre d’affaires très rapidement», explique le PDG, Normand Mourant. «On a quand même eu à faire des mises à pied pour à peu près 25 pour cent de notre force pendant à peu près trois mois.»

La diminution de la capacité d’accueil des restaurants pour des raisons sanitaires a des impacts jusque dans son entrepôt. «Si eux autres fonctionnent à 50 %, moi je fonctionne à 50 % des revenus, par rapport à ces plates affaires-là.»

Indirectement, la recherche de la Fédération des entreprises indépendantes peut aider Marco Plourde et Normand Mourant, selon le directeur des affaires provinciales du Nouveau-Brunswick au sein de la FCEI, Jean-Philippe Gauthier.

«C’était très important pour nous d’avoir le poul de nos membres et le poul des petites et moyennes entreprises pour vraiment connaître leur situation dans le moment présent pour être en mesure de donner des suggestions de modifications ou de création de programmes aux différents paliers gouvernementaux», explique-t-il.