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Des capteurs sophistiqués pour sauver les baleines

Publié le 5 août 2021 à 16:39, modifié le 6 août 2021 à 17:55

Par: Francis Gallant

Crédit photo : Pêches et Océans

Pêches et Océans Canada souhaite mieux protéger les mammifères marins des risques de collisions.

Ils ont procédé la semaine dernière à l’installation de capteurs sous-marins sophistiquée dans le golfe du Saint-Laurent.

L’équipe installe un système hydrofuge sophistiqué ayant la particularité d’être en forme de cercle, muni de quarante-huit unités de microphones sous-marins d’une valeur d’un million de dollars. Cela permet l’écoute et la géolocalisation des diverses baleines présente, jusqu’à une distance de plusieurs centaines de kilomètres.

« On place à deux endroits. Un dans la région de Percé et un autre dans la région de pointe Saint-Pierre, près de Malbaie. Ces deux réseaux-là travaillent en coordinations.

Chacun des deux réseaux détecte les sons des baleines et puis il donne la direction duquel le son arrive et en croisant ces deux directions ça nous donne la position de la Baleine », explique Yvan Simard, chercheur à l’institut Maurice-Lamontagne.

En plus d’offrir des données en temps réel, ce réseau, installé dans le fond marin à une profondeur de quarante mètres, servira à protéger les mammifères des risques de collision ou d’empêtrement. C’est le cas de la baleine noire qui occupe le golfe du Saint-Laurent depuis 2015.

« Cette population de baleine est en danger parce qu’elle compte environs trois cent cinquante individus et puis le taux de reproduction est faible, donc s’il n’y a pas suffisamment de jeunes pour remplacer ceux qui meurt, donc la population décroitre », selon Yvan Simard.

Le mois dernier, les deux circuits étaient installés du côté nord de la Gaspésie, soit à Cloridorme et L’Anse-à-Valleau, captant la zone du détroit d’Honguedo au large de l’île d’Anticosti.

« On a testé du côté nord de la Gaspésie pour entendre le son des baleines dans le détroit d’Honguedo. Si les tests sont concluants, on va relier ces réseaux-là à la côte par une fibre optique et on va pouvoir connecter le tout au réseau internet, ainsi, avoir de l’information douze mois par année » nous informe monsieur Simard.

Les capteurs seront dans ce secteur jusqu’à la fin août, pour être ensuite analysés.