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Des bris sur les clôtures anticervidés de Charlevoix diminuent leur efficacité

Publié le 15 mai 2019 à 15:37, modifié le 16 mai 2019 à 09:03

Par: Mariane Lajoie

À l’automne 2014, les installations anticervidés situées le long de la route 138, dans le secteur de Petite-Rivière-Saint-François, ont été bonifiées sur celles de 2007, afin d’éviter des accidents. Une clôture empêche les chevreuils de traverser le tronçon sur une longueur de 14 kilomètres. Toutefois, avec de nombreux bris, elle n’est plus aussi sécuritaire.

Toute la neige qui est tombée cet hiver a eu des impacts sur ces clôtures anti cervidés, qu’on retrouve de part et d’autre de la route 138 dans le secteur du Massif de Charlevoix. De nombreux bris ont été rapportés.

« Cette année, avec l’hiver qu’on a connu, il semblerait qu’il y aurait plus de dommages que les années précédentes. Pour l’instant, on a déjà colmaté certaines brèches, qu’on avait constatées dans la clôture, cependant, avec la fonte de la neige qui se poursuit, on découvre de nouveaux bris. Alors on fait des interventions lorsque c’est possible », assure le porte-parole du ministère des Transports, Guillaume Paradis.

« S’il y a des endroits où la clôture est brisée, effectivement, ça n’empêchera pas l’orignal de passer. De chaque côté du bord du chemin, on met du sel, l’hiver, quand on passe la déneigeuse. Pour l’orignal, c’est sûr qu’il va aller manger ça. Donc c’est sûr que c’est dangereux, en bordure de chemin », avoue l’experte en chasse, pêche et trappage de Charlevoix, Lyne Bélanger.

Les clôtures, et les deux passages fauniques souterrains ne sont donc pas infaillibles. Dimanche, une collision avec un orignal s’est justement produite dans ce secteur-ci de Petite-Rivière-St-François, causant deux blessés.

« On a eu des signalements. Nos patrouilleurs sont bien au fait. Lorsqu’on a des signalements, on se rend rapidement sur les lieux pour sécuriser le secteur », explique Guillaume Paradis.

« On sait que l’orignal a doublé dans ces endroits-là, malgré la tique d’hiver. Notre vie peut-être en danger, parce que l’orignal peut surgir n’importe quand. Souvent l’orignal n’est pas seul, la femelle va être avec les petits. C’est haut sur patte donc sur la voiture, ça donne un grand choc. Le Parc des Grands Jardins, c’est un autre endroit où il y a beaucoup d’orignaux. C’est à faire attention aussi », remarque Lyne Bélanger.

Le ministère des Transports assure que les bris seront réparés d’ici la fin du printemps.