Des ateliers de gestion et de finances pour mieux vivre de son art
Publié le 14 octobre 2025 à 08:53, modifié le 14 octobre 2025 à 09:07
Par: Marion Lavergne
Accès Microcrédit Gaspésie Îles-de-la-Madeleine et Culture Gaspésie s’associent pour offrir cet hiver des ateliers sur les bonnes pratiques de gestion aux travailleurs autonomes du domaine artistique.
La série sera constituée de trois ateliers axés sur la gestion, la fiscalité et la recherche de financement. Ils sont destinés principalement aux artistes ou acteurs culturels du territoire de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui travaillent à leur compte.
« Souvent, les artistes ne se voient pas comme des entrepreneurs, alors qu’ils le sont au même titre que tout entrepreneur. Alors quand on a fait les premières approches avec Culture Gaspésie pour offrir ces activités-là, il y avait un intérêt, vraiment, des deux parties », explique Yan Tremblay, directeur général chez Accès Microcrédit Gaspésie Îles-de-la-Madeleine.
Vivre de son art nécessite souvent de porter plusieurs chapeaux, ce qui force les artistes à être créatifs de différentes manières, incluant pour rendre leurs activités viables.
« On a des projets qui sont, qui demandent beaucoup de compétences différentes, parce qu’on est comme gestionnaires de projets. On fait les demandes de subventions donc il faut avoir des habiletés en rédaction, on diffuse notre travail, il faut s’autopromouvoir, il faut rédiger les communiqués de presse, avoir un site web qui a de l’allure », renchérit Bruno Mainville, artiste de Bonaventure.
Accès Microcrédit Gaspésie Îles-de-la-Madeleine avait déjà tenu des ateliers sur la gestion des activités un peu plus généraux l’an passé. Ils ont constaté un intérêt venant des artistes et acteurs culturels. Ils ont donc décidé de reproduire l’expérience, cette fois en ciblant plus précisément le domaine artistique.
« La recherche de financement est souvent un défi, parce que c’est souvent des petits projets avec des petites sommes d’argent, avec peu d’éléments à mettre en garantie, si on veut. Donc, ça limite les sources de financement. C’est souvent des gens qui sont issus de milieux plus variés, donc, qui ont peut-être pas les connaissances de base pour bien asseoir là, la gestion d’une entreprise. Donc, c’est des éléments qu’on travaille avec eux pour qu’ils développent des bonnes habitudes et optimiser les chances d’une viabilité d’entreprise », élabore M. Tremblay.
Après tout, gérer son entreprise est aussi tout un art.