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Cap Art-Nature : de l’engouement pour les résidences artistiques

Publié le 10 novembre 2025 à 16:25, modifié le 10 novembre 2025 à 16:25

Par: Marion Lavergne

Culture Gaspésie a lancé son appel de dossiers pour la troisième édition des résidences artistiques Cap Art-Nature. D’années en années, le projet gagne en popularité.

Cette année, Cap Art-Nature, un des rares projets de résidence artistique en Gaspésie, attire plus de candidatures qu’à l’habitude.

« Pis là, déjà, on recevait des téléphones, pis les gens : Ah, quand est-ce que ça va sortir, Cap Art-Nature… On voit qu’il y a un bel engouement », se réjouit Céline Breton, directrice générale de Culture Gaspésie.

Le manque d’offres de résidences en Gaspésie avait été dénoté par la communauté artistique. Seulement quelques institutions comme le Centre d’artistes Vaste et Vague ont un programme de ce type dans la région. Émilie Bernard, une artiste sélectionnée pour une des résidences de l’année dernière, nous en parle.

« Sinon, en Gaspésie, il y a pas d’autres lieux pour faire des résidences, à moins de soi-même créer sa propre résidence, mais ça serait pas dans un cadre professionnel. Évidemment, c’est pas un type de séjour que je ferais par mes propres moyens. Donc, c’était vraiment bienvenu. »

« On avait une problématique, dans le fond. On avait fait une concertation auprès des artistes, et ils nous avaient mentionné qu’ils trouvaient qu’il y avait pas assez de résidences artistiques dans la région », renchérit Mme Breton.

Les résidences Cap Art-Nature reposent sur une entente faite avec cinq établissements touristiques des différentes MRC de la Gaspésie. Cette année, deux nouveaux hébergements participent au projet, dont les chalets Équinoxe dans les environs de Miguasha. Culture Gaspésie recherche des lieux en nature qui permettront aux artistes de se concentrer sur leur travail et de se laisser inspirer.

« Souvent, les artistes, ce dont ils ont besoin, c’est… Ils vivent, ils essaient de créer dans leur quotidien, ils ont leur famille, les enfants et tout. Ils ont de la difficulté, des fois, à se concentrer vraiment pour faire avancer un projet artistique. Ça fait que ces moments-là de décrochage, ça leur permet de vraiment d’avancer des projets », explique Mme Breton.

« Ça a vraiment fait du bien pour justement être plus dans mes pensées », ajoute Mme Bernard.

L’hébergement est gratuit pour les participants. L’appel de dossiers se poursuit jusqu’à la fin du mois de novembre.