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Cyclotourisme : une autre forte saison vélo

Publié le 12 août 2024 à 16:17, modifié le 12 août 2024 à 16:18

Par: CIMTCHAU

En novembre dernier, Tourisme Bas-Saint-Laurent disait voulait devenir chef de file en cyclotourisme au Québec. Plusieurs projets sont sur la table. On constate déjà une augmentation de l’achalandage cet été.

Le tourisme à deux roues va très bien dans la région cette année.

« J’ai regardé des statistiques l’autre jour sur l’achalandage du Petit Témis, entre autres, puis on est en grande croissance comparativement à l’an passé », exprime le PDG de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Levesque.

Le vélo de route et le vélo électrique ont aussi la cote. Maintenant, l’objectif est de développer le cyclisme de montagne.

« Il y a beaucoup de projets qui visent l’amélioration du vélo de montagne. On pense que c’est un produit qui va prendre une grande croissance une fois qu’on va être capable d’accueillir des cyclistes d’un peu partout. C’est un sport qui se développe beaucoup », renchérit monsieur Levesque.

La région compte huit pistes de vélo de montagne. De grands efforts sont mis en place pour améliorer l’offre. Tourisme Bas-Saint-Laurent veut aussi développer le cyclotourisme plus largement comme l’explique son PDG.

« Ce qu’on essaye de mettre en place, en ce moment, c’est que chacune des MRC ait son plan de développement vélo, qu’elles aillent ça dans leur plan d’aménagement. Nous, on vient les aider avec du financement. »

Le Témiscouata s’est déjà doté d’un plan et une autre MRC travaille à en développer un.

Mais pourquoi vouloir consolider le tourisme à deux roues ? L’expert de la véloconomie et inventeur du terme, Guillaume Lavoie, a sa piste de réponse.

« Le touriste le plus payant pour une région, ce sont les touristes à vélo. »

 

Il explique que lorsque les voyageurs se déplacent en voiture, ils doivent dépenser de l’argent pour l’essence et pour l’entretien du véhicule.

« Si j’y vais en vélo, j’ai exactement le même budget, mais soudainement beaucoup plus disponible. Le dollar que je mettais en essence, je vais le mettre en carburant sous forme de restauration supplémentaire, de bouteilles de vin de plus. Je vais donc plus dépenser dans l’économie régionale », lance cet expert.

Pour que ces dépenses reviennent dans les poches des entreprises locales, il faut amener les cyclistes aux commerces.

« Soudainement, la manière dont on va aménager les rues commerciales, la manière dont on va penser des liens entre deux villages, c’est aussi important que ceux qui vont faire la promotion de l’offre touristique », lance Guillaume Lavoie.

Selon le PDG de tourisme Bas-Saint-Laurent, l’industrie doit continuer de s’améliorer.

« Si on a un vélo électrique de quelques milliers de dollars, tu ne veux pas qu’il soit sur un poteau dehors pendant la nuit. Donc tu veux avoir des facilités pour pouvoir le ranger. Donc c’est de s’adapter aux besoins des vélos, un peu comme plusieurs hôtels ont fait pour les motoneiges l’hiver. »

Les deux intervenants sont clairs : le Bas-Saint-Laurent a des avantages sur les autres régions du Québec. Le fleuve, les montagnes et les couchées de soleil vont continuer d’attirer les cyclistes. Maintenant, il faut consolider l’offre.