Crise forestière : une table régionale réclamée pour Charlevoix
Publié le 13 juillet 2026 à 16:46, modifié le 13 juillet 2026 à 16:46
Un rapport accablant sur le régime forestier du Québec a été publié le mois dernier par l’Institut de recherche en économie contemporaine. Un changement de modèle et un plus grand poids des régions y est jugé nécessaire. Dans Charlevoix, une table de concertation entre intervenants de tous horizons pourrait voir le jour.
Devant la crise de l’industrie forestière et les échecs successifs de réforme du gouvernement, le maire de Saint-Hilarion, qui abrite une scierie du Groupe Lebel, croit que la région de Charlevoix doit se concerter pour bâtir l’avenir de ses forêts.
« Je pense qu’on est rendu à s’asseoir ensemble et à réfléchir pour le futur, trouver des solutions pérennes qui vont permettre justement une exploitation équilibrée de la forêt », avance Patrick Lavoie.
L’exploitation de la forêt n’est pas qu’affaire de coupes de bois. Les entreprises touristiques, les gestionnaires de territoire et les environnementalistes seraient aussi invités.
« L’industrie touristique s’appuie beaucoup sur la forêt. On sait la villégiature, les produits qui sont en plein milieu naturel. D’avoir notre propre forum de discussion puis de concertation nous permettrait peut-être d’établir nos priorités », réagit Mitchell Dion, directeur général de Tourisme Charlevoix.
Plusieurs acteurs locaux sont prêts à s’assoir à la table, en espérant que tous les intervenants soient de bonne foi.
Michel Couturier, préfet de la MRC de Charlevoix-Est, affirme que « si les élus et puis des gens ont des tables de concertation pour bien comprendre les enjeux, parler d’une voix commune pour bien revendiquer, moi je suis partant ».
« Il va falloir que les gens qui sont assis à la table soient ouverts d’esprit, puis qu’ils soient prêts à faire des compromis », prévient toutefois le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont, Éric Marinoff, toutefois favorable à la démarche.
Chaque région a ses particularités, mais peu de pouvoir pour décider. À l’approche des élections provinciales, la table revendiquerait un plus grand poids politique.
« Il y a une décentralisation qui est nécessaire. Que tout le monde se concerte, puis qu’on amène au niveau gouvernemental des solutions régionales, puis qui vont se traduire éventuellement par des grandes orientations gouvernementales », lance Patrick Lavoie.
Le maire de Saint-Hilarion espère qu’une première rencontre aura lieu dès la fin de l’été pour pouvoir justement se faire entendre durant la campagne électorale.