Comment freiner le harcèlement en politique municipale au Nouveau-Brunswick?
Publié le 13 juillet 2026 à 16:51, modifié le 13 juillet 2026 à 16:51
Par: Maely Bouchard
L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et l’Union des municipalités du Nouveau-Brunswick ont publié un rapport pour lutter contre le harcèlement au sein des gouvernements locaux. Ils demandent, entre autres, de l’aide du provincial pour résoudre le problème.
Messages haineux, harcèlement en ligne et tensions au bureau : les élus municipaux néo-brunswickois vivent de plus en plus d’intimidation, selon le nouveau rapport de l’Association francophone des municipalités de la province. Son président, Kassim Doumbia, n’y échappe pas.
« Ça a eu un impact sur mon entourage, puis les propos tenus en ligne, mes amis, ou les personnes qui me défendaient, les citoyens ont trouvé ça, très très blessant envers ma personne », explique-t-il.
Le rapport Respect en action demande l’aide du gouvernement provincial pour trouver des solutions à cette problématique. Le but : avoir plus de marches à suivre en cas de harcèlement. « Ça prend un cadre précis si une personne se sent harcelée ou brimée dans son rôle comme élu, pour qu’il puisse avoir une autre instance où formuler justement ses craintes, et amener à des résolutions de conflits », précise Kassim Doumbia.
En ligne, les insultes augmentent sans cesse et sont plus difficiles à sanctionner. Les politiciens en viennent à se demander vers qui se retourner. « Quel recours l’élu peut avoir dans ce cas-ci? Donc si on va voir la police, ce n’est pas forcément un cas qu’on peut apporter devant la justice, il n’y pas forcément de cadre réglementaire qui peut amener un élu à porter plainte pour une personne en ligne », soulève de président.
Mais qu’est-ce qui explique cette haine montante dans la politique municipale? « Il y a peut-être un manque de confiance de la part de la population par rapport aux décisions qui sont prises par les élus », explique monsieur Doumbia.
Un travail d’éducation est de mise selon le président de l’association. « Ce n’est pas forcément de limiter la liberté d’expression, mais c’est plus d’encadrer la façon dont les personnes s’expriment face au mécontentement d’une position », soulève-t-il.
Au retour de la période estivale, le gouvernement provincial prendra connaissance des 46 recommandations du rapport pour mieux épauler les élus municipaux pour la suite des choses.