Contamination des puits à Cacouna : plus de résidences touchées
Publié le 22 octobre 2024 à 17:25, modifié le 23 octobre 2024 à 16:45
Par: CIMTCHAU
À Cacouna, le nombre de résidences touchées par la contamination des puits ne cesse d’augmenter. Plus de vingt maisons situées le long de la route 291 sont privées d’eau potable, en raison du sel utilisé par le ministère des Transports du Québec (MTQ) pour l’entretien hivernal des routes. Ce problème, qui persiste depuis plusieurs années, pourrait toucher encore plus de foyers, notamment dans l’Est de la municipalité.
La mairesse de Cacouna, Suzanne Rhéaume, se dit préoccupée par la situation et demande une rencontre d’urgence avec le MTQ pour évaluer la situation. « Je veux pour les résidents… une solution gagnant-gagnant vraiment et puis on va travailler fort », a-t-elle déclaré.
La vingtaine de maisons concernées dans notre reportage d’hier est située sur la route 291 à la limite de Rivière-du-Loup. Mais la problématique s’étend aussi plus à l’Est. Véronique Ruest habite sur la rue de l’Église. Devant son téléviseurs, elle s’est rendu compte qu’elle n’était pas la seule à vivre ce calvaire. « Maintenant que j’ai écouté votre reportage hier, j’ai dit ben voyons, c’est pas normal », a-t-elle confié.
Comme plusieurs autres résidents, elle a dû adapter son quotidien pour faire face à cette contamination, achetant de l’eau embouteillée et entretenant ses appareils ménagers avec du vinaigre pour contrer les effets du sel. Elle dépense environ 30 $ par semaine, soit près de 1 500 $ par année, juste pour se fournir en eau potable. « Ça ne me dérangerait pas si le ministère nous donnait chaque mois un montant pour fournir notre eau », a-t-elle ajouté.
Bien que la municipalité n’ait pas encore pris de position officielle, Véronique Ruest est claire, le MTQ devra prendre sa part de responsabilité : « Quand vous attrapez notre boîte à mal en déneigeant l’hiver, vous venez la réparer. Eh bien là c’est le temps, venez réparer notre eau. »
Les citoyens touchés envisagent même un recours collectif pour faire bouger les choses. « Pourquoi pas ? », a réagi Véronique Ruest lorsque interrogée sur cette possibilité.