Comment faire cohabiter acériculture et foresterie?
Publié le 29 avril 2026 à 17:17, modifié le 29 avril 2026 à 17:17
Par: Charles Boisvert
Le partage de la forêt publique est au cœur d’un conflit entre les producteurs acéricoles et l’industrie forestière au Bas-Saint-Laurent. Pour améliorer la cohabitation, une nouvelle Chaire de recherche a été créée à l’Université Laval.
Mieux concilier l’acériculture et la foresterie pour apaiser les tensions : c’est le mandat de Guillaume Moreau et son équipe.
« Il y a vraiment des moyens de faire les bonnes interventions pour que tout le monde soit gagnant. Présentement, on ne l’applique pas à l’échelle du Québec, donc c’est ça qui crée entre autres, bien des conflits », explique-t-il.
D’un côté, les acériculteurs veulent poursuivre la croissance et de l’autre, les industriels forestiers s’inquiètent de leur approvisionnement de bois. Des pistes de solutions sont déjà à l’étude, mais leur implantation prendra du temps.
« Comment on fait une intervention pour amener du bois à l’usine, sans nuire au potentiel acéricole? », mentionne Guillaume Moreau, titulaire de la Chaire de recherche en acériculture et aménagement des érablières de l’Université Laval.
Parmi les méthodes envisagées : le jardinage acérico-forestier. Cela consiste à mieux sélectionner les arbres à couper en fonction de ses caractéristiques, afin d’améliorer la vigueur du peuplement tout en favorisant la croissance des érables.
« Tout est dans le choix des arbres qu’on va prélever finalement. Dans les dernières années, on n’avait pas les bons outils pour identifier les arbres qui avaient un faible potentiel acéricole ou un bon potentiel pour l’industrie de transformation du bois. Mais maintenant, avec les nouvelles connaissances, on commence à être beaucoup meilleur », indique le chercheur qui est aussi professeur adjoint au département des sciences du bois et de la forêt.