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Centres d’appels : un contexte particulier pour S & P Data

Publié le 11 octobre 2018 à 15:08, modifié le 11 octobre 2018 à 15:12

Par: Jacob Cassidy

On apprenait il y a un an que Sears allait fermer tous ses établissements au pays, dont son centre d’appel d’Edmundston. Aujourd’hui, S & P Data occupe les anciens locaux du géant canadien. Le bref passage de Sears complique toutefois le recrutement.

Les centres d’appels n’ont pas la cote au Madawaska. Les échecs de Sears et Télétech, ont laissé des cicatrices profondes. «Aussitôt qu’ils entendent le mot centre d’appel, ils ont un préjugé. Ils disent que c’est une industrie qui est volatile», confie le Directeur de comptes pour S & P Data, Jean Tremblay.

Le nouveau locataire du Centre Madawaska fait donc face à un défi de taille pour convaincre les employés, surtout que l’entreprise n’était pas connue dans la région. «On est un centre d’appel on supporte des clients canadiens en télécommunication et on est ici pour rester. C’est une autre chose qu’on veut spécifier», ajoute M. Tremblay.

 

«On a essayé de s’impliquer, de se faire voir, parce que c’est nouveau, il y a beaucoup de gens qui disent ˮC’est quoi S & P Data? Qu’est-ce que vous faites, mais surtout qui on est et c’est quoi notre culture de travail», relate la recruteure Mélanie Clavette.

Les centres d’appels peuvent être perçus comme un milieu froid et impersonnel. L’entreprise se fait un devoir de briser ce stéréotype. «On est une entreprise qui essaie beaucoup d’être côté humain, assure Mme Clavette. On est vraiment proche de nos agents, on essaie d’avoir quelque chose de chaleureux, donc beaucoup d’activités.»

Jusqu’à présent, cette stratégie porte fruit. La compagnie a réussi à recruter une centaine de personnes. «On aimerait ça vraiment monter ça jusqu’à 225, 250, donc on est à mi-chemin. On est un petit peu en retard, car ça a été plus lent au niveau du recrutement et des classes», précise Jean Tremblay.

L’entreprise souhaite que la phase intensive de recrutement soit terminée d’ici la fin de l’année.«J’ai commencé vers le Témiscouata, mais je fais Edmundston et on va même voir un peu le Maine pour aller chercher des personnes qui sont bilingues, qui ont une double citoyenneté», affirme Mme Clavette. À la base, le centre d’appel devait être uniquement bilingue, mais des postes en français ont finalement été ouvert.