Campbellton : les pompiers sous pression
Publié le 6 janvier 2026 à 16:36, modifié le 6 janvier 2026 à 16:36
Par: Pierre-Marie Nicolas
Le Service d’incendie de Campbellton fait face à une pression accrue. La hausse des interventions, combinée au manque de personnel depuis plusieurs années, met les pompiers à rude épreuve.
267. C’est le nombre d’appels d’urgence enregistrés par le Service d’incendie de Campbellton au cours de la dernière année. C’est 30 % de plus que pour l’année 2024. Ces chiffres proviennent de l’antenne locale du Syndicat canadien de la fonction publique. Du côté de la Ville, on tente de relativiser les chiffres.
« Il faut faire attention. On dit 30 % d’augmentation des appels, ils ne sont pas tous urgents, il y a des appels qui sont des fois des alarmes ou des choses de même. Il faut quand même regarder les chiffres. Nous, on n’a pas de chiffres officiels encore. Notre administration n’a pas reçu ces chiffres-là encore », explique Luc Couturier, le maire par intérim de Campbellton.
L’augmentation du nombre d’appels combinée à un manque de personnel provoque une situation jugée criante par le syndicat. Ce dernier réclame plus de pompiers pour répondre aux normes. La municipalité, elle, considère que les effectifs sont suffisants, en s’appuyant notamment sur ses cinq stations.
« On partage maintenant, comme je viens de dire, cinq stations de feu. Avec près de 75 pompiers volontaires, qui sont tous formés, et des pompiers à plein temps. On peut discuter du manque de personnel, mais on croit que l’on suit les normes » soutient Luc Couturier.
Dans un communiqué, le syndicat affirme que le manque de personnel entraîne des retards sur les interventions, ce qui augmente les risques pour la population et le personnel.
Dans la rue, les avis sont partagés, puisque les interventions des pompiers passent souvent inaperçues, sauf en cas d’urgence majeure.
« Je pense qu’ils font un très bon travail. Ils font bien leur boulot, selon moi », estime un citoyen.
« Je ne sais pas trop. Tout ce qu’ils font exactement… Mais je sais que quand il y a un incendie, ils sont là. Et ils sont assez nombreux », mentionne une résidente.
« Il y en aurait besoin. Des maisons ont brûlé depuis que je suis ici, ça a brûlé jusqu’au sol. Alors oui, on en aura encore besoin », affirme un citoyen.
Le 27 décembre dernier, un feu de cuisine est survenu sur le croissant Van Horne. Faute de chauffeurs disponibles, un seul camion a pu intervenir immédiatement, le second ayant été retardé de plusieurs minutes.