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Baie-Saint-Paul : de nouveaux propriétaires surpris par les coûts de raccordement

Publié le 24 juillet 2024 à 17:43, modifié le 24 juillet 2024 à 17:45

Par: Jérôme Gagnon

De nouveaux propriétaires déplorent le prix que la Ville de Baie-Saint-Paul exige pour un raccordement aux réseaux d’aqueduc et d’égouts. Selon les démarches d’un citoyen, les travaux coûtent plus cher s’ils ont réalisé par la municipalité plutôt qu’une entreprise privée.

Une nouvelle maison prend forme sur le chemin du Relais. Un trou cache de longues démarches pour Roberto Bergeron.

« Les futurs citoyens de Baie-Saint-Paul, qui ont un intérêt de s’en venir rester ici, doivent le savoir », croît-il.

L’enquêteur retraité de la Sûreté du Québec et résident du chemin du Relais parle au nom de sa fille. En juin dernier, cette dernière reçoit une première soumission pour le raccordement au réseau d’aqueduc et d’égouts.

« Elle m’a appelé en braillant le matin. Tu penses que la ville va être plus accueillante et on t’envoie un estimé à 20 421$ pour le branchement d’aqueduc et d’égout », déplore l’homme bien connu dans le milieu policier.

Depuis 2016, les nouveaux propriétaires à Baie-Saint-Paul paient l’entièreté du prix coûtant de ces travaux. Une deuxième soumission à 16 000 $ sera par la suite proposée après des pourparlers avec la municipalité. Roberto Bergeron, lui, a déboursé 6500 $ pour les mêmes travaux il y a quelques années.

» Ce que je dénonce, c’est le manque de transparence parce qu’on ne veut pas me donner des coûts de branchement de tous les voisins. Je dénonce aussi l’iniquité puisque ma fille ne peut pas bénéficier des coûts que les voisins ont payés pour un branchement similaire », explique-t-il.

Devant ce coût jugé exorbitant par le père, il a fait appel à un entrepreneur privé. La facture s’élève alors à un peu plus de 12 000 $.

» On arrive à un montant beaucoup moindre que ce qui m’était proposé par la Ville », indique M. Bergeron.

Ce dernier dit avoir parlé avec plusieurs intervenants de la Ville pour obtenir des réponses. Le citoyen affirme que l’administration publique et le milieu politique se sont plutôt échangés la balle. Des questions demeurent, croit-il.

La Ville s’explique

Pour le directeur général de la Ville, il faut tout d’abord comprendre l’origine de ses terrains. Ils étaient initialement agricoles, ainsi sans entrée d’eau. Le directeur général de la Ville explique que le montant de 6500 $ payé à l’époque provient d’une entente de l’ancienne administration. Elle a bénéficié aux propriétés contiguës du secteur.

« Ils se sont entendus que lorsque les deux terrains sont contigus, une tranchée est donc créée entre les deux terrains. Ainsi, on passe l’aqueduc et l’égout pour les deux propriétés et le montant de 13 000 $ était divisé en deux », mentionne Gilles Gagnon.

Le DG assure que la municipalité ne fait aucun profit aujourd’hui. Le montant des soumissions est gonflé par prudence. Or, il ne représente pas le coût final.

« Je ne suis pas là pour remplacer les entreprises privées et tant mieux s’ils font du profit. Faites l’exercice, je suis obligé de donner un contrat à une compagnie d’asphalte dans Charlevoix. Demandez le prix pour l’heure au mètre carré, allez voir pour les tuyaux, calculez le prix d’une pelle. En plus, il y a bien des intrants que moi je ne contrôle pas », énumère M. Gagnon.

Le directeur ajoute également que le citoyen a toujours le loisir d’opter pour un entrepreneur privé pour la réalisation de ces travaux. Notons qu’une autre citoyenne a également contacté notre équipe afin de dénoncer les prix élevés pour un raccordement.