Autobus électrique : des clients tournent le dos à Lion électrique
Publié le 3 décembre 2024 à 16:20, modifié le 3 décembre 2024 à 17:21
Par: Félix Côté
Lion électrique connait des difficultés financières et des clients de l’entreprise attendent de voir comment la situation sera gérée. Parmi eux, des propriétaires d’autobus scolaires qui sont plongés dans l’incertitude.
Des transporteurs scolaires de la région doivent composer avec une situation assez imprévisible. L’entreprise Transports Baie-des-Chaleurs à annulé ses commandes de nouveaux autobus électriques.
« Pour l’instant on est à la recherche pour nos pièces, pour ce qui est des garanties c’est fini on ne pourra plus les avoirs de Lion par rapport aux véhicules qu’on a achetés. On avait commandé d’autres véhicules neufs heures et on a décommandé », explique l’actionnaire Transport Baie-des-Chaleurs, Rodrigue Bernier.
Des transporteurs ressentent de la pression puisqu’ils doivent renouveler leur flotte de véhicules. Les entrepreneurs craignent ne pas revoir la couleur de leur argent.
« Lion fabriquait des véhicules électriques qui n’allait pas déjà très bien. Ils se sont dit que pour sauver l’industrie ils allaient obliger les transporteurs au Québec d’acheter seulement des véhicules électriques. Donc, on n’est rendu là, on n’a pas sauvé la province non plus », raconte Rodrigue Bernier.
Les transporteurs sont conscients que le gouvernement doit respecter ses objectifs en lien avec la réduction d’émission de gaz à effet de serre.
« On est là pour faire un virage. Comment ce virage va se faire? On n’est peut-être pas prêt présentement. Mais il va se faire un virage, ça c’est sûr. Il manque un petit quelque chose », déclare l’ actionnaire de Transport Baie-des-Chaleurs.
Selon Transport Baie-des-Chaleurs, l’autonomie des véhicules ne convient pas pour les trajets sur longues distances et les installations nécessaires pour la recharge des autobus limitent les possibilités.
« C’est quand même bien de rouler électrique. Ce n’est pas méchant comme tel c’est bien. Mais, on manque d’autonomie c’est tout. S’il y avait de l’autonomie suffisante, on serait heureux avec ça », avoue M. Bernier.
Bernier n’est pas le seul entrepreneur à vivre cette situation. Un transport de Gaspé nous a confirmé avoir des préoccupations similaires.
Pour le moment rien n’indique que le gouvernement du Québec injectera plus d’argent dans l’entreprise québécoise d’assemblage d’autobus. Depuis 2020, plus de 210 millions de dollars de fonds publics ont été investis dans Lion électrique.