Des plantes rares et menacées pourront être protégées à Saint-Simon-de-Rimouski
Publié le 10 juillet 2026 à 18:23, modifié le 10 juillet 2026 à 18:24
Par: Charles Leblanc
Une tourbière de Saint-Simon-de-Rimouski est maintenant une aire protégée privée. Horizon nature Bas-Saint-Laurent a pu faire l’acquisition de ce milieu, qui serait d’une richesse exceptionnelle.
Dans la superficie de 42 hectares protégés, on retrouve notamment quatre plantes rares et menacées, dont le cypripède royal qui est l’orchidée la plus grande du Québec et la valériane des tourbières, dont le ¾ des populations du Québec se trouve au Bas-Saint-Laurent.
Selon le directeur général d’Horizon nature Bas-Saint-Laurent, « on y retrouve des écosystèmes forestiers exceptionnels. Et il y a une bonne partie de ce territoire-là qui est très intègre qui a gardé sa naturalité depuis que l’humain s’est installé ici ».
Auparavant, la tourbière appartenait à l’entreprise Litière Ouellet, mais le propriétaire Stéphane Ouellet a expliqué que son entreprise n’exploitait plus la tourbière et qu’il songeait déjà vendre le terrain. Quand il a pris connaissance de sa valeur écologique, Stéphane Ouellet a décidé de le vendre à un prix plus bas que celui du marché, pour qu’il soit préservé. D’autres compagnies lui auraient offert un montant beaucoup plus élevé parce que la tourbière était d’une qualité exceptionnelle pour l’exploitation. Mais il trouvait désolant de mettre en danger les espèces rares.
Pour l’instant, Horizon nature Bas-Saint-Laurent évalue les possibilités pour l’avenir du site. « C’est l’ensemble de l’équipe d’Horizon nature qui va se pencher vraiment sur la vocation qu’on va donner à ce terrain. Est-ce qu’il va y avoir des petites parties de restauration en bouchant certains drains ? Est-ce qu’on va vouloir le rendre public ? Au moins une partie du secteur avec un accès public », a indiqué Mikael Jaffre.
Le jeune organisme de conservation a déjà dans sa mire plusieurs autres secteurs. Horizon nature Bas-Saint-Laurent est déjà en contact avec une dizaine d’autres propriétaires et devrait finaliser l’achat de deux autres secteurs dans le Kamouraska et La Matapédia d’ici la fin de l’année 2026.