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Auberge de la Clé des champs: l’organisme tente de se relever financièrement

Publié le 18 juillet 2025 à 16:58, modifié le 18 juillet 2025 à 16:58

Par: Jasmin Guillemette

L’Auberge de la Clé des champs à Saint-Cyprien traverse une période difficile. La situation financière de l’organisme est précaire. Il avait dû relocaliser en juin neuf locataires avec une déficience physique. D’autres services étaient aussi en péril.

 

Les lits sont parfaitement faits et tous les équipements nécessaires pour les personnes en situation de handicap physique, mais aucun locataire. Les chambres désertes à l’Auberge de la Clé des champs sont le reflet d’une crise financière bien réelle.

Jusqu’à tous récemment ce milieu de vie était animé par neuf personnes à déficience physique, qui ont dû être relocalisées, faute de financement. « Si on fait un chiffre rond, 450 000 de subvention pour fonctionner. Il faut le trouver parce qu’on ne vit que de subventions », lance Marie-Claude Mailloux, gestionnaire des programmes. Le conseil d’administration est présentement en réflexion face à ces neuf chambres qui sont vides.

Le camp de vacances, qui permet de donner du répit aux parents, était aussi menacé. Une subvention de 120 000$ du ministère de l’Éducation a permis de maintenir ce service pour l’été, qui offre des activités, un accès à des autobus ainsi que d’offrir de la surveillance adéquate.

« Elle a sauvé. On a eu une période où on n’a pas été capable d’offrir de répits aux familles en raison du manque de subventions c’est certain », continue-t-elle.

Nouvellement en poste chez l’organisme de Saint-Cyprien, Marie-Claude Mailloux veut revenir à la mission première de l’Auberge, celle d’offrir des camps de vacances et des séjours de répit.

Elle souhaite mettre de l’avant une nouvelle version de l’Auberge de la Clé des champs. « C’est triste. Mais ça fait partie de ce qu’on vient de passer. On veut que l’auberge soit 2.0 maintenant. On s’enligne vers autre chose de nouveau. Mais d’abord, et avant tout, il faut s’assurer que la mission de l’auberge soit bien financée. »

Le conseil d’administration devra trouver d’autres sources de financement à la fin de l’été afin de pouvoir continuer à répondre à un besoin bien réel.

« Le positif dans tout ça, c’est qu’on est encore là », termine Mme Mailloux.