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Assurance-emploi : inquiétudes dans le domaine de la tourbe

Publié le 2 août 2018 à 15:20, modifié le 3 août 2018 à 16:38

Par: Annie Levasseur

Des travailleurs du domaine de la tourbe de Lamèque sont inquiets.

Ils ont peur de ne pas faire suffisamment d’heures pour se qualifier pour l’assurance-emploi. Le manque de travail s’explique notamment par la météo.

Les employés de l’entreprise de tourbe Sun Gro, à Lamèque ont travaillé seulement neuf jours le mois dernier. Juillet est habituellement un des mois les plus occupés. « On vit au jour le jour. Ce matin, nous sommes rentrés à 8h. À 10h, il y a eu de la pluie et ça s’est éclairci. Là, on rentre pour 1h. Est-ce qu’on va travailler jusqu’à 5h? On ne le sait pas », affirme un travailleur, Yvon Duguay.

La pluie et le temps humide empêchent la tourbe de sécher et par le fait même les travailleurs de la récolter. « Là, nous sommes rendus au mois d’août. Les journées raccourcissent. Ça sèche moins bien. Aujourd’hui il y a eu de la pluie. Ils ont renvoyé les employés à la maison », explique le représentant syndical des travailleurs de Sun Gro à Lamèque, Adrien Chiasson.

Ces travailleurs disent vivre dans l’insécurité et craignent ne pas faire assez d’heures pour avoir de l’assurance-emploi. « S’il fait beau et que c’est sec, il peut y avoir de l’ouvrage. Quand tu parles de 17 semaines, il ne faut pas oublier que la saison de la récolte de la tourbe est vraiment limitée », mentionne Adrien Chiasson.

Pour l’instant, les travailleurs ont fait six à sept semaines. Ils doivent en faire 17 pour se qualifier pour l’assurance-emploi. « Pour 17 semaines, il faut que tu travailles quatre mois sans manquer une semaine. Il ne faut pas qu’il mouille et il ne faut pas qu’il vente », exprime Yvon Duguay.

Avant la fermeture d’une usine de transformation en 2015, ils étaient une centaine à travailler à temps plein pour Sun Gro à Lamèque. Ils sont maintenant une quarantaine à occuper des emplois saisonniers. « Nous sommes laissés à nous autres même. Tu ne sais plus sur quel pied danser. Ça cause du stress et ça crée de l’anxiété », ajoute Yvon Duguay.

Pour le Comité d’action assurance-emploi, cette situation devrait inciter les gouvernements à régler le problème. « J’espère que le gouvernement va entendre ce message. J’espère que le gouvernement va les prendre au sérieux et qu’il va voir que ce n’est pas juste au niveau des usines qu’il y a un problème. Il est dans tout le travail saisonnier. On vient d’avoir une preuve avec la tourbe », raconte porte-parole du Comité d’action assurance-emploi, Fernand Thibodeau.

Les travailleurs demandent un nombre d’heures garanties par leur employeur. Il a été impossible de joindre la direction de Sun Gro.