Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Arrestation de Claude Doiron: «C’est un gars avec un grand cœur»

Publié le 27 juin 2023 à 15:24, modifié le 27 juin 2023 à 15:24

Par: Patrick Giguère

L’onde de choc provoquée par la comparution de Claude Doiron, le porte-parole de la SQ dans la région, accusé de gestes à caractère sexuel sur une mineure, continue de faire des vagues. L’homme était respecté et apprécié de tout le monde, et les réactions sont nombreuses au lendemain son passage en cour.

La médiatisation de l’arrestation de Claude Doiron a eu l’effet d’une bombe sur son entourage et sur les gens qui l’ont côtoyé au fil de sa longue carrière de policier et de porte-parole de la SQ dans l’Est-du-Québec. Celui qui devait accrocher son uniforme pour de bon et partir à la retraite cette semaine, après une brillante carrière d’une trentaine d’années comme agent de la paix à la Sûreté du Québec, se retrouve désormais au banc des accusés pour avoir, présumément, agressé sexuellement, incité et eu des contacts sexuels avec une personne âgée de moins de 14 ans, sur une période de cinq mois.

Les faits allégués seraient survenus à Cloridorme en 1988, alors que Doiron était âgé de 25 ans. Il n’était pas policier à ce moment, alors qu’il n’a fait son entrée comme patrouilleur, au défunt corps de police municipale de Rimouski, que trois ans plus tard.

«Quand j’ai vu la nouvelle passée sur Facebook, je suis resté estomaqué. Jamais, jamais je n’aurais pensé que Claude aurait pu faire ça. Ce n’est pas une personne de même. Claude, c’est un gars au grand cœur et qui est toujours prêt à donner un coup de main à tout le monde qui le connaît», a confié un ami de l’accusé, sous le couvert de l’anonymat.

Claude Doiron était une figure bien connue dans la région. Il était appelé à donner des entrevues quotidiennement dans les médias concernant les affaires policières. Ce fut le cas lors des événements du camion-bélier, à Amqui, en mars dernier. La préfète de la MRC de la Matapédia l’a d’ailleurs côtoyé quelques jours.

«Je le connaissais professionnellement. Ce n’est pas du tout l’image que cet homme-là projetait. On verra pour la suite des choses. (…)  On verra s’il est coupable, ça ne m’appartient pas, mais j’ai été très surprise d’apprendre cette nouvelle-là, d’autant plus qu’il prenait sa retraite sous peu», indique Chantale Lavoie.

Selon l’acte d’accusation, il n’y a qu’une victime alléguée, dont l’identité est frappée par une ordonnance de non-publication.

Depuis son arrestation le 15 juin, l’ex-policier de 60 ans est relevé de ses fonctions, à demi solide.

L’ex-relationniste de presse reviendra devant le tribunal à la fin septembre au palais de justice de Percé.