Anticiper 2030 : le Bas-Saint-Laurent devra s’adapter à une population vieillissante
Publié le 21 mai 2024 à 16:08, modifié le 21 mai 2024 à 16:08
Par: CIMTCHAU
D’ici 2030, un tiers de la population du Bas-Saint-Laurent aura plus de 65 ans. Cette progression rapide du nombre d’aînés, mise en évidence par le dernier rapport du CISSS Bas-Saint-Laurent, soulève des interrogations quant à la capacité de la région à satisfaire les besoins grandissants de cette population.
La région, déjà habitée par 28 % de personnes âgées, verra ce nombre augmenter de 11 mille dans les cinq prochaines années. Marielle Raymond, présidente du Comité des usagers des installations de Rivière-du-Loup, exprime son inquiétude : « Je ne veux pas être mise de côté parce qu’on est à un âge plus avancé. »
Pierre Lynch, président de l’AQDR, met l’accent sur la nécessité d’adopter des mesures durables : « Il faut s’assurer de mettre des mesures pérennes pour que les futures générations d’aînés qui arrivent ne se présentent pas dans les mêmes conditions que celles-ci actuellement. » L’Association de défense des droits des personnes retraitées insiste également sur l’importance d’investir dans les soins à domicile pour retarder l’arrivée des gens dans les établissements spécialisés.
La pénurie de personnel est une autre problématique majeure. Une préposée aux bénéficiaires de la maison des aînés de Rivière-du-Loup révèle : « On est en manque de personnel, cela fait en sorte qu’on met la main à la pâte énormément. » Ce manque de ressources humaines affecte directement la qualité des soins et le bien-être des aînés.
En outre, les défis économiques ne peuvent être ignorés. Avec 27% des aînés vivant sous le seuil de pauvreté, l’accès à des logements adaptés et abordables est de plus en plus difficile. « Ils vendent leur maison car ils n’ont plus de service dans leurs plus petites localités. La vente de leur maison ne leur permet pas d’avoir des logements à 1500 $ par mois, » explique Marielle Raymond.
Elle appelle à une réflexion profonde et à des actions concrètes pour repenser l’approche envers les aînés : « Je souhaite que les aînés vivent de façon digne et respectable » , conclut-elle.