Fin de l’autocueillette à la Ferme Bourdages ; une saison de défis
Publié le 27 juillet 2026 à 17:33, modifié le 27 juillet 2026 à 17:33
Par: Maely Bouchard
La Ferme Bourdages de Saint-Siméon-de-Bonaventure a annoncé la fin de l’autocueillette de fraises aujourd’hui. Pendant ce temps, les travailleurs poursuivent leur collecte dans les champs. On fait le bilan de la saison.
La Ferme Bourdages a déjà connu de plus belles saisons…. Les fraises se sont montrées plus timides cette année.
« La saison est comme en productivité très moyenne cette année. C’est pour ça qu’on était obligé… il manquait de fruits dans le champ, donc on était obligé d’arrêter l’autocueillette », raconte le copropriétaire de la ferme, Pierre Bourdages.
Certains étaient surpris de l’apprendre. « On s’attendait de faire la cueillette, pis les enfants étaient ben déçus, mais c’est le fun quand même, on peut acheter des fraises, puis il y a des activités », nous raconte un client.
La fin de l’autocueillette n’empêchait pas la ferme d’être pleine à craquer et festive lundi . « Wow wow wow, le côté chaleureux, c’est vraiment très joli, puis achalandé. On a tout pour être impressionné », nous explique une autre cliente.
La collecte n’est pas la tasse de thé de tous non plus. « On est plus du genre à manger les fraises que les cueillir, on apprécie beaucoup ceux qui ramasse », confie un passant.
La cueillette régulière se poursuit. Mais les plants semblent moins garnis qu’à l’habitude. Le début de saison frisquet n’est pas le seul coupable.« Il y a eu trop de pluie, mais ce n’est pas nécessairement juste à cause de cette saison-là c’est les deux dernières saisons. Nos plantations ont été difficiles. », raconte Pierre Bourdages.
Les printemps humides des années dernières ont essoufflé les plans. Un coup dur pour la Ferme de production. Elle estime n’avoir produit que la moitié de ses prévisions et a dû réduire ses exportations.
« On a coupé un peu dans les ventes extérieures, direction Montréal on n’a pas eu de fraises. Au Bas-Saint-Laurent non plus. Les épiceries n’ont pas eu de nos fraises aussi puis on était obligé de couper même les volumes de production de vente dans les épiceries locales pour cette année », explique monsieur Bourdages.
À tout cela s’ajoute un gouvernement du Québec qui , on se rappelle, a serré la vis sur les normes pour les travailleurs étrangers cette année. Une mesure qui a freiné la production de fraises de notre plus grand producteur en Gaspésie. La Ferme Bourdages a dû réduire son effectif, comme elle était contrainte d’offrir de nouvelles conditions d’hébergement plus coûteuses et réglementées cette année.
« On a réduit substantiellement, parce que c’est sûr qu’on avait le potentiel de récolter une quantité de fraises plus élevée, mais c’est sûr que là au niveau des prochaines années, je crois, avec les réglementations gouvernementales, on va être obligé de réajuster au revoir un peu nos stratégies sur le champ », précise Pierre Bourdages.
Pour l’instant des producteurs du secteur agricole ont demandé un statut quo, ou du moins, des ressources qui permettraient de rendre la transition possible sans nuire aux collectes.
L’autocueillette est donc terminée, mais la saison, elle, continue jusqu’à la fin octobre. Puis les fraises d’automne commencent déjà à pointer du nez.