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Nouvelles

Anomalies physiques très rares : un petit garçon déjoue les pronostics

Publié le 6 janvier 2025 à 17:03, modifié le 6 janvier 2025 à 17:14

Par: Catherine Pellerin

Les nouvelles sont bonnes concernant le petit Gabriel, ce bébé du Témiscouata né avec des anomalies physiques très rares. Le garçon, qui a maintenant un peu plus de deux ans, déjoue les pronostics.

« Il n’était même pas supposé de marcher, ni ramper, ni se tenir assis. Les médecins étaient toujours stupéfaits à chaque rendez-vous », raconte sa mère, Sandra Lorrain. « Il évolue tout le temps, c’est ça qui est encourageant. Il est fier de lui et il est déterminé! », poursuit-elle.

Aujourd’hui, il court derrière son camion. Il se tient debout seul et fait même quelques pas, sans appui.

« Gabriel est très moteur, ça lui donne de belles capacités de découvrir. Il est curieux », observe la physiothérapeute, Pascale Brouillette.

Le garçon est un cas pratiquement unique au monde, avec plusieurs malformations internes.

« On le regarde, il a l’air d’un petit bonhomme normal à l’intérieur, mais c’est comme un casse-tête tout mélangé », affirme sa mère.

Ses organes sont inversés, il a 6 rates, 13 côtes au lieu de 12 ou encore, son sacrum est inexistant.

« Gabriel est né avec une partie du sacrum qui est absente, donc la moelle épinière se termine avec les dernières vertèbres. Les structures nerveuses sont atypiques dans cette région-là. Ça fait en sorte que certains muscles sont bien connectés, et d’autres ne le sont pas », explique Mme Brouillette.

Il avait aussi les pieds tournés vers l’intérieur. C’est à l’âge d’environ 1 an que les spécialistes ont finalement décidé de l’opérer. Cette opération est effectuée habituellement à la naissance.

« Il a fallu qu’il soit dans les plâtres pendant plusieurs semaines, avec des tiges. C’était dur sur le cœur de maman! », lance Sandra Lorrain.

Il est suivi par des spécialistes du CHUL depuis sa naissance et sa mère a dû faire des dizaines d’aller-retour à Québec. Une situation angoissante pour la maman monoparentale, qui ne savait pas quels seraient les impacts sur son développement.

« Tu es dans le néant. Tu voudrais trouver quelqu’un comme lui dans le monde, mais il n’y en a pas. En tout cas, ils ne sont pas documentés nulle part. On y va au jour le jour », ajoute-t-elle.

Pour l’instant, le bambin n’a eu aucune complication grave, un immense soulagement pour sa famille.

« En tant que mère, tu vois les autres petits-enfants qui sont en santé qui court partout. Tu te dis ‘’mon gars ne le fera pas’’. Il va le faire, mais à sa manière »