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Ambulances : «tant qu’on a des soins c’est ça qui compte»

Publié le 8 janvier 2019 à 16:44, modifié le 8 janvier 2019 à 17:17

Par: Jacob Cassidy

Alors que le débat fait rage au Nouveau-Brunswick sur le bilinguisme des ambulanciers, un citoyen de Saint-Hilaire croit quant à lui que la compétence doit prévaloir. Il a été victime d’un AVC en novembre dernier alors qu’il se trouvait dans la région de Miramichi. Il a été aidé par des ambulanciers unilingues anglophones.

Jean-Paul Ouellet se compte chanceux d’être toujours en vie. L’homme dans la soixantaine était seul à son chalet, lorsque les symptômes d’un AVC sont apparus. «Ce sont les ambulances de Blackville qui sont venus me chercher qui étaient anglophones et tout s’est bien déroulé», relate-t-il.

Celui qui parle à peine anglais, témoigne de la qualité des soins reçus malgré la barrière de la langue.«Moi je ne vois pas de problèmes que tu te fasses servir en cas d’urgence par un français ou un anglais, parce que moi je n’en ai pas eu de problèmes», précise-t-il.

Il raconte que les interactions avec les paramédics ont été limitées. L’homme qui a déjà dû être soigné lors d’un voyage en Algérie estime que des signes universels peuvent toujours permettre de communiquer.

«Tant qu’on a des soins que ce soit en anglais, en français ou chinois ou arabe c’est ça qui compte», affirme celui qui a passé quelques jours à l’hôpital de Miramichi après l’incident.

Selon lui dans un contexte d’urgence, n’importe quelle aide peut être vitale. «Si j’avais dit, je ne me fais pas soigner par un ambulancier anglophone, il va falloir que vous me trouviez un francophone, ça peut arriver que je sois mort», affirme-t-il.

Jean-Paul Ouellet se dit toutefois heureux d’avoir pu parler en français avec le répartiteur. «Tout le temps que l’ambulance vienne me trouver, il me parlait tout le temps. Ça je trouve que c’est un service essentiel le 911 que la personne soit bilingue», ajoute-t-il.

Sans vouloir se prononcer directement sur le débat actuel, il espère que son histoire rassurera les Néo-brunswickois dans le contexte actuel. Il a d’ailleurs partagé son histoires sur les réseaux sociaux à la fin décembre.