Accident mortel sur la 134 : la polyvalente Roland-Pépin touchée une autre fois
Publié le 11 juin 2024 à 16:09, modifié le 11 juin 2024 à 17:13
Par: Louis-Philippe Morin
Un adolescent de 17 ans, natif de Campbellton, est décédé au volant d’un VTT dimanche Si la communauté se relève difficilement du drame, les élèves de la polyvalente Roland-Pépin, que fréquentait le jeune homme de 17 ans, sont aussi durement touchés. Depuis l’annonce de l’accident, les drapeaux, qui flottent devant l’école, sont en berne, mais plus important, une équipe de psychologues et des ressources en santé mentale sont déployés pour aider les jeunes à surmonter ce drame.
Dimanche dernier à Tide Head, un quadiste de 17 ans est décédé dans un face à face avec une voiture, sur la route 134. Un événement qu’on ne s’explique pas encore tout à fait. Un spécialiste en reconstitution de scène d’accident devra remettre son rapport final au cours des prochaines semaines.
« Le VTT était sur une route publique. Il n’avait pas le droit d’être sur une route publique. Ce soir-là, par contre, il y avait plusieurs facteurs : la pluie, la chaussée glissante, la brunante… la visibilité était moins bonne. Mais, définitivement qu’un VTT n’a pas le droit d’être sur la route. », explique René Labbé, sergent d’état-major à la GRC de Campbellton.
Ce drame s’ajoute à deux autres qui sont survenus au cours des derniers mois et qui impliquaient tous des étudiants de la polyvalente Roland-Pépin. Une coïncidence qui préoccupe les agents de la GRC, qui multiplient, pourtant, les campagnes de prévention.
« On a des policiers qui vont, à l’occasion, dans les écoles pour parler avec les jeunes. Comme je te dis, le programme PARTY, vise les élèves de neuvième à douzième année. On le fait toujours proche de la graduation et ça comprend les écoles francophones et anglophones du Restigouche. », confirme l’agent de la GRC.
Et, avec la fin des classes qui approchent, les policiers de la GRC invitent les jeunes conducteurs à redoubler de prudence.
« Présentement, pour poursuivre notre prévention, on a des enseignes, une à Dalhousie, une à Campbellton et une à Saint-Quentin. Ce sont des enseignes qui préviennent les jeunes sur les conséquences d’une conduite dangereuse. », souligne l’agent Labbé.
Du côté du District scolaire francophone du Nord-Est, on nous assure, via téléphone, que tous les outils sont mis en place pour aider la population étudiante et même les enseignants de la polyvalente à surmonter ce drame. Des mesures d’urgence ont été mises en place. Ainsi, des psychologues et une ressource en santé mentale sont sur le terrain et y resteront tant et aussi longtemps que ces services seront requis. Impossible, toutefois de s’adresser à la directrice de l’endroit ou même des élèves. Le service des communications du District scolaire nous a formellement interdit d’entrer en contact avec ces derniers… estimant qu’il est préférable de ne pas insister sur le drame.