1er juillet : une situation stressante pour plusieurs familles
Publié le 28 juin 2024 à 16:14, modifié le 28 juin 2024 à 16:14
Par: Coralie Morency
La crise du logement se fait encore sentir cette année dans nos régions. Plusieurs ménages sont en détresse et tentent de se trouver un logis avant le 1er juillet.
À l’aube du jour J, certains n’ont toujours pas trouvé d’endroit où se loger. « On travaille fort pour que ça marche et qu’on aura un toit pour tout le monde d’ici le premier juillet », rassure la directrice générale de l’Office régional d’habitation de Rivière-du-Loup, Ikrame Baze.
Le service d’aide à la recherche de logement est particulièrement achalandé cette année. Depuis avril, l’Office régional d’habitation de Rivière-du-Loup a traité plus de 70 demandes. « On appelle tous les propriétaires au privé s’ils sont ouverts à subventionner des logements, à accepter des partenariats avec l’office, ça va nous faire plaisir. En date d’aujourd’hui, on a 2 demandes qui sont encore en cours à traiter », déclare Ikrame Baze.
À Baie-Saint-Paul, deux personnes restent à être relocalisées, bien que l’OMH ait réussi à accommoder les 14 personnes craignant de se retrouver sans toit. On observe tout de même une augmentation d’itinérance invisible. « C’est sûr que c’est quand même complexe là actuellement, puis le fait qu’on est dans le Charlevoix j’en ai aussi qui se promènent de divan à divan, c’est ce que j’appelle l’itinérance invisible ou cachée », mentionne la directrice générale du centre communautaire Pro-Santé de Baie-Saint-Paul, Annie Bouchard.
L’itinérance invisible est de plus en plus présente dans nos régions. C’est-à-dire, des personnes qui sont hébergées temporairement chez leurs proches. « C’est un phénomène qui est de plus en plus fréquent en lien avec la crise du logement et une des variables de cette crise du logement qu’est la pénurie de logements et surtout de l’augmentation des coûts », affirme le directeur général de la Fédération des OSBL d’habitation du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles, David Bazara.
Dans la MRC de Rivière-du-Loup, la situation serait pire que l’année dernière. « Si on avait quelqu’un à la rue, c’était une demande ou deux. En date d’aujourd’hui on a déjà hébergé 4 ménages qui étaient vraiment à la rue », souligne Ikrame Baze.
À trois jours du déménagement, la détresse des locataires est inquiétante. « Ce sont vraiment des questions de santé publique, de santé mentale, de l’anxiété, d’énormes anxiétés, des personnes à risque psychologiquement, des personnes qui vivent dans des logements insalubres, mais qui ne veulent pas le quitter parce qu’ils n’ont pas retrouvé de logement », ajoute David Bazara.
La Fédération des OSBL d’habitation rappelle l’importance d’investir dans les logements pour personnes vulnérables. « Il n’y a pas eu un manque d’investissement dans le privé, bien au contraire. Beaucoup de plus de logements au privé se sont construits, pourtant on se retrouve quand même dans cette crise du logement, donc c’est bien la preuve qu’il faut investir dans le sans but lucratif, dans les logements sociaux, dans les logements communautaires », estime David Bazara.
Les citoyens qui n’auraient toujours pas trouvé de logement pour le 1er juillet peuvent contacter l’Office régional d’habitation.