Écrasement mortel à Saint-Jean-Port-Joli : le pilote a perdu le contrôle
Publié le 3 mars 2020 à 17:02, modifié le 3 mars 2020 à 17:23
Par: CIMTCHAU
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a publié aujourd’hui son rapport d’enquête concernant l’écrasement d’avion mortel survenue à Saint-Jean-Port-Joli le 16 juin dernier.
Les enquêteurs arrivent à la conclusion que le pilote a perdu le contrôle de son appareil peu de temps après son décollage. Dans le rapport, il est indiqué que c’est notamment grâce à deux vidéos amateurs que ces derniers sont arrivés à comprendre ce qui s’est passé.
L’accident est survenu peu après 18 h 25, au moment où le pilote et son passager devaient décoller pour rentrer chez eux, à Montréal.
« Après le décollage, l’aéronef avait amorcé une montée abrupte avant d’effectuer un virage à forte inclinaison sur la gauche, de perdre de l’altitude et de finalement s’écraser en position piquée et inclinée sur la gauche dans un fossé adjacent à un chemin secondaire, à environ 450 pieds au sud-est de l’aérodrome de Saint-Jean-Port-Joli », écrit le BST dans son rapport.
Le passager est mort sur le coup : le pilote s’en était sorti avec des blessures graves. Il aurait d’ailleurs tenté de redresser l’appareil avant l’impact. Rien ne laisse croire aux enquêteurs qu’une défaillance mécanique aurait mené à la perte de maîtrise.
Nombre d’heures insuffisant
Par ailleurs, rappelons que le pilote avait passé la journée à effectuer des vols acrobatiques avec différents passagers à bord de son Pitts S2E, dans le cadre de l’évènement « Ciel ouvert ».
Le BST mentionne dans son rapport que le pilote ne possédait pas le nombre d’heures exigé pour exécuter ce type de manœuvre d’après le Règlement sur l’aviation canadien et que malgré son expérience en aviation, l’expérience de vol du pilote à bord du Pitts S2E était limitée.