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Des travaux d’enrochement retardés à La Martinique

Publié le 24 juillet 2026 à 16:50, modifié le 24 juillet 2026 à 16:50

Par: Leo Hudon

Le conflit entre Québec et ses ingénieurs empêche l’avancement d’un projet d’enrochement dans le secteur de La Martinique, aux Îles-de-la-Madeleine. Vingt-sept résidences sont concernées.

 

Selon la cheffe de section en action climatique de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jasmine Solomon, les résidences les plus à risque ne sont toutefois pas en danger imminent, puisque leurs propriétaires ont déjà protégé leurs falaises eux-mêmes.

Depuis le 6 juillet, les ingénieurs du gouvernement du Québec sont en grève. La Municipalité des Îles ne peut donc pas faire avancer le projet de protection des falaises de La Martinique, amorcé en 2023.

« On sait c’est quoi la solution dans ce cas-ci. C’est juste que là, il nous manque les paramètres de conception pour pouvoir modéliser, puis avancer dans le projet. Donc, il y a une partie du travail qui est faite, mais il reste encore du travail. On s’est doté d’un échéancier aussi avec le ministère pour essayer de répondre aussi pas juste à la population, à la municipalité, parce que nous-mêmes, on avait des préoccupations », explique Jasmine Solomon.

Quand le projet a été initié, le gouvernement provincial a promis de financer l’entièreté du projet, soit 5 millions de dollars. Jasmine Solomon estime qu’avec la hausse des prix, le gouvernement augmentera probablement son enveloppe.

« Dans les prochaines étapes avec quoi on s’est entendu avec le ministère, c’est qu’eux continuent d’attendre puis de négocier directement avec les gens du ministère pour obtenir les critères de conception de l’ouvrage. Ça ne veut pas dire qu’il y a un travail qui ne peut pas se faire. Donc, le ministère, lui, peut continuer dans ses analyses de risques. »

Une résidente du secteur affirme qu’elle n’en peut plus d’attendre.

« C’est vraiment inquiétant, parce que c’est toujours la météo qui a changé, et je n’aimerais pas avoir un troisième ouragan, parce que là, à ce moment-là, l’enrochement qui est déjà tombé, maintenant je n’ai plus de protection sur ma falaise », témoigne la résidente de La Martinique, Diane Saint-Jean.

Elle admet cependant qu’elle ne craint pas pour sa sécurité, pour l’instant.

« Je veux dire, je ne suis pas en danger officiellement. J’ai un potentiel de danger, parce que la zone, ici, est déjà dans une zone critique », précise-t-elle

La résidente a enroché sa falaise à trois reprises à la suite des ouragans, à ses propres frais.

« On n’a pas les moyens de faire comme le gouvernement fait, faire venir des roches spécifiques à base de granite ou de différents autres matériaux beaucoup plus durs », déplore Dianne Saint-Jean.

La Municipalité des Îles rencontrera les citoyens du secteur cet automne.