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Festif! de Baie-Saint-Paul : le défi d’accueillir 50 000 festivaliers

Publié le 24 juillet 2026 à 16:45, modifié le 24 juillet 2026 à 16:45

Par: Jean-Baptiste Leveque

Cette année encore, des dizaines de milliers de personnes ont déferlé sur Baie-Saint-Paul pour assister au Festif!. Bien accueillir les festivaliers dans une petite ville, sans débordements, reste le principal défi de l’organisation, qui multiplie les espaces de camping et de stationnement.

Le Festif! de Baie-Saint-Paul est réputé pour sa programmation ouverte sur le monde et à la diversité. L’ouverture caractérise aussi son organisation. « On est dans la ville, on ouvre les espaces, on ouvre les cours arrière. Je trouve que c’est un mot qui définit bien cette édition et les autres aussi », partage en entrevue Clément Turgeon, directeur général et artistique du festival.

La popularité de l’événement amène toujours des défis. Entre 40 et 50 000 festivaliers déferlent dans la petite ville de près de 8 000 habitants durant quatre jours. Il faut pouvoir bien les accueillir. « Je pense que c’est ça le plus gros défi en fait, c’est la sécurité de s’assurer que tout le monde justement a une belle expérience. On essaie que le sentiment d’envahissement soit positif », confie aussi Anne-Marie Dufour, directrice à la production des spectacles.

Les sites du festival utilisent de nombreux espaces de stationnement. Il a faut donc en créer d’autres en collaboration avec la ville. Le maire de Baie-Saint-Paul confirme qu’à « chaque année, c’est des enjeux pour la logistique, entre autres la question des stationnements. On se doit de mettre en place des stationnements qui habituellement ne sont pas autorisés. Il y a des signaleurs qui sont mis à profit également pour assurer une fluidité du réseau routier », précise également Michaël Pilote.

Face à la demande d’hébergement, le festival offrait déjà 750 places de camping et a dû ouvrir un troisième site, en innovant avec une formule prêt-à-camper. Des citoyens reçoivent aussi des campeurs sur leur terrain, ajoutant 600 places supplémentaires.

Germaine Gagnon, une résidente de la rue Saint-Joseph, accueille des festivaliers depuis trois ans. « Les gens aiment ça, puis ça me fait plaisir de leur rendre service. Si la population et la ville ne participent pas, on ne peut pas avoir le Festif. C’est un ensemble, c’est une participation de tout le monde », affirme-t-elle.

Mais l’exigence d’un permis d’hébergement touristique par le gouvernement du Québec a compliqué les démarches. « C’était une nouvelle loi qu’on n’a pas le choix de mettre en application. On s’en serait passé, mais on devait s’y conformer. Ça a quand même bien été, mais c’était des papiers supplémentaires », explique le maire Pilote.

Clément Turgeon constate qu’il « y a certains citoyens, peut-être avec moins de campeurs, qui ont décidé de laisser tomber, mais ceux qui étaient organisés depuis plusieurs années, ils l’ont fait, puis il y en a que ça les a motivés même à accueillir plus de gens ».

Germaine Gagnon croit de son côté qu’il « fallait s’attendre à ça, que le gouvernement ils ont leurs exigences aussi ».

Tous s’accordent donc pour recevoir mieux, mais pas nécessairement plus. La Ville de Baie-Saint-Paul estime que sa capacité d’accueil a atteint sa limite.