Un comité pour l’égalité femmes-hommes dans les mines de Murdochville
Publié le 7 juillet 2026 à 16:41, modifié le 7 juillet 2026 à 16:41
Par: Maely Bouchard
Un comité pour sensibiliser aux inégalités hommes-femmes dans le domaine minier a été mis sur pied à Murdochville. Avec le projet de réouverture de la mine de cuivre, le comité Canari veut assurer la sécurité des femmes et sensibiliser aux enjeux qu’elles peuvent vivre.
Devant le retour éventuel d’une mine à Murdochville, le sort de la condition féminine préoccupe. « Il y a des inégalités qui sont inhérentes à l’arrivée d’une mine parce qu’on sait que c’est un milieu qui est traditionnellement masculin fait qu’il y a des impacts à ce niveau-là », explique Sara Ternoir, agente de projets à la Table de concertation féministe de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Le comité Canari, sous la gouverne de la Table de concertation féministe épaulera les travailleuses et les femmes de la région. « Notre objectif, c’est vraiment de documenter ces impact-là et d’agir dans la communauté pour au moins essayer de faire de la sensibilisation pour les réduire le plus possible, puis offrir des espaces pour les femmes pour pouvoir en parler », précise madame Ternoir.
Au Québec, les femmes représentent 16% du personnel minier. Plusieurs inégalités s’observent dans les mines d’ici. « Que ce soit la proportion de travailleurs hommes femmes qui est très inégale les salaires aussi qui sont très inégaux, parce que souvent ben être sur le terrain ou être dans les bureaux, c’est pas le même salaire non plus. […] Il y a aussi la question des violences de différents types. C’est documenté là qu’il y des augmentations quand il y a une arrivée massive de travailleurs. », raconte Sara Ternoir.
Le comité Canari et Métaux Osisko se sont justement rencontrés cet après-midi pour une première fois. « On est prêt à répondre aux questions pis à rencontrer les gens, puis à les écouter au stade où on est, on n’aura pas nécessairement de solutions ou toutes les réponses aux questions qui nous seront posées, mais on est certainement en ouverture avec ces groupes-là », affirme Véronique Morency, directrice des relations avec les communautés chez Métaux Osisko.
La réouverture de la mine est encore hypothétique. Du côté de métaux Osisko, les études d’impacts économiques, et sociales ne sont pas encore être réalisées. « Les discussions qu’on aura avec le regroupement comme on rencontre cet après-midi ben ça va permettre d’alimenter ces études-là », ajoute la directrice.
La municipalité de Murdochville suit le pas et est ouverte à travailler avec le nouveau comité de concertation. « C’est toujours mieux d’être encore plus près d’avoir des gens plus spécialisés, qui peuvent aussi faire aux autres de la prévention de la sensibilisation de la formation qui nous disent donc on est ouvert évidemment à leur aide et leur support à cet égard », explique Stéphane Gamache, maire de Murdochville.
Canari commencera ses démarches par un travail de sensibilisation. Des affiches informatives seront reparties un peu partout dans la ville et éventuellement dans la mine. Le comité rencontrera prochainement la Ville pour trouver des endroits d’affichages stratégique.