Une clinique vétérinaire mobile courue à Saint-Siméon et Tadoussac
Publié le 18 juin 2026 à 16:27, modifié le 18 juin 2026 à 16:27
Le manque de vétérinaires est criant sur la Haute-Côte-Nord et dans Charlevoix. Mais depuis un mois, une clinique vétérinaire mobile offre ses services à Tadoussac et à Saint-Siméon. Les municipalités collaborent directement et les plages de rendez-vous sont rapidement comblées.
Les visiteurs à quatre pattes défilaient ce jeudi au centre communautaire de Saint-Siméon. Quelques jours par mois, les docteurs Caroline Carrier et Mario Bergeron y offrent des services vétérinaires.
Ils couvrent « des problèmes de peau, nécessairement des euthanasies aussi occasionnellement, des problèmes d’otite, des problèmes digestifs, la vaccination également, donc tout ce qui est curatif et préventif », résume Dre Caroline Carrier.
Depuis la fermeture de la Clinique vétérinaire de Pointe-au-Pic, de nombreux citoyens de la région peinent à obtenir un suivi pour leur animal. « J’entendais beaucoup d’histoires que les gens doivent faire 2h30, 3 heures de route pour leurs animaux quand c’est seulement pour un vaccin », illustre Joannie Bouchard, conseillère municipale à Saint-Siméon.
Le manque de vétérinaires en région augmente les risques de problèmes de santé animale, mais aussi de santé publique. « Il y a certains parasites qui sont transmissibles aux humains. On ne voit pas cet enjeu-là, mais il est quand même là. Puis toute la question de surpopulation animale, les possibilités de rage et compagnie », conne en exemple Dre Carrier.
La clinique mobile s’est offerte à plusieurs municipalités de la région. Tadoussac est la première à avoir dit oui. Saint-Siméon l’a remarqué et a tout de suite levé la main. Elles louent chacune gratuitement leur centre communautaire.
« Quand ils ont une salle accessible, ça a un impact sur la facture des clients. Nous, on est content de pouvoir offrir ce rabais-là à nos citoyens », mentionne Joannie Bouchard, qui s’est impliquée directement dans l’organisation du service.
L’horaire se remplit vite et les vétérinaires font de longues journées. Face à la forte demande, ils réfléchissent maintenant à mettre en place un service de chirurgie. « Ça prend quand même des instruments et des appareils qui sont vraiment plus coûteux. C’est plus compliqué parce que nous on vient avec notre van, mais là ça sous-entend que probablement il va falloir avoir un trailer pour tout trimballer le stock« , estime toutefois Caroline Carrier.
La nécessité de pratiquer dans un local stérilisé peut aussi s’avérer complexe. Mais les deux médecins espèrent réaliser des opérations dès cet automne.