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Loi sur les langues officielles : une première consultation à Grand-Sault

Publié le 16 juin 2026 à 16:01, modifié le 16 juin 2026 à 16:02

Par: Annie St-Onge Marchand

Le Comité permanent des langues officielles du Nouveau-Brunswick sillonne la province ce mois-ci, pour mener des consultations publiques en vue de la révision la Loi sur les langues officielles. La première rencontre se tenait aujourd’hui à Grand-Sault.

Une quinzaine de personnes s’étaient déplacées pour la première de neuf consultations publiques sur les langues officielles.

« Ça s’est extrêmement bien déroulé, on a eu des témoignages absolument poignants, intéressants », affirme Benoît Bourque, président du Comité permanent des langues officielles.

« Je pense que c’est excellent pour faire en sorte à ce qu’il y ait une meilleure promotion, meilleure compréhension premièrement de la Loi sur les langues officielles », mentionne Gérald Clavette, ancien député du comté de Madawaska.

L’éducation était au cœur de nombreuses interventions. Selon plusieurs, les néo-brunswickois doivent être exposés au français et à l’anglais dès leur plus jeune âge.

« Que les gens d’Edmundston ne parlent pas anglais et qu’une personne de Saint-Jean ne parle pas français, il y a un manque à quelque part pour une province bilingue. C’est l’éducation qui va arranger ça », mentionne Dylan Laforest, élève de 11e année de la Polyvalente Thomas-Albert.

Cet ancien député et ministre s’est attardé sur deux recommandations du rapport de 2021 sur les langues officielles : la langue de service dans la fonction publique et la langue parlée au travail pour les employés gouvernementaux.

« S’assurer à ce que la prestation des services à la population soit de qualité. Les francophone et les anglophones peuvent travailler quand même dans leur langue maternelle, tout en desservant quand même la population dans la langue de leur choix », explique M. Clavette.

Grand-Sault pourrait être un modèle pour plusieurs autres endroits dans la province. La Ville a été légiféré bilingue près de 10 ans avant que la Loi sur les langues officielles soit adoptée. Elle compte aujourd’hui 23 % d’anglophone.

« Grand-Sault certainement est un endroit où je pense qu’il y a des choses à apprendre. Il y a certainement lieu de s’y pencher. C’est un lieu où il y a toujours eu une certaine bonne entente entre les deux communautés linguistiques », souligne M. Bourque.

« On est certainement ouvert à discuter avec d’autres villes s’ils veulent voir comment on fonctionne chez nous », indique Bertrand Beaulieu, maire de Grand-Sault.

La prochaine consultation publique se tiendra demain à Campbellton. Le comité qui devra présenter ces recommandations à l’Assemblée Législative d’ici la fin de l’année.