Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Le délai s’allonge pour l’agrandissement du parc marin Saguenay–Saint-Laurent

Publié le 19 mai 2026 à 16:54, modifié le 19 mai 2026 à 17:01

Par: Jean-Baptiste Leveque

Le projet d’agrandissement du parc marin Saguenay–Saint-Laurent, promis pour la fin 2025, prend du retard. Un travail d’arpentage aquatique serait en cause du côté du gouvernement du Québec. Mais le comité de coordination du parc lui demande de quand même aller de l’avant.

Le délai s’allonge avant d’officialiser l’agrandissement du parc marin. Le ministère de l’Environnement doit vérifier la localisation de lots aquatiques vers L’Isle-aux-Coudres et la rive sud du fleuve.

« C’est un travail d’arpenteur-géomètre qui est long à faire. En fait, le gouvernement veut absolument s’assurer qu’il est bien chez lui quand il établit un parc marin comme celui-là », résume Émilien Pelletier, président du comité de coordination du parc marin Saguenay–Saint-Laurent.

Presque l’entièreté de l’habitat du béluga, une espèce menacée, serait incluse dans le nouveau parc marin. Mais en attendant l’officialisation, la zone d’intervention des gardes-parcs reste limitée.

« On a encore un été où est-ce que c’est que les bélugas, en dehors du parc marin actuel, ils n’ont pas de protection directe, par exemple interdiction de s’approcher à moins de 400 mètres, interdiction de les poursuivre », craint le président, également professeur retraité de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski.

Pour le comité de coordination, il y a urgence d’agir. Il demande à Québec de signer le décret officiel sans délai. Le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent abonde dans le même sens. Selon son directeur général, la solution viendrait avec un décret général qui couvrirait le domaine de l’État.

« Un décret de la sorte permettrait aux deux paliers de gouvernement d’avancer dans la création du parc, et sans presser le Bureau de l’arpenteur général qui fait un travail qui est très important, qui doit être fait de manière rigoureuse », avance Patrick Morin.

Les deux intervenants estiment également que s’il n’y a pas de feu vert avant la campagne électorale de l’automne, cela nuirait davantage à l’aboutissement du projet.

« Il va y avoir des élections, un possible changement de gouvernement. Et là jusqu’à un certain point, il faut recommencer un peu le processus », avertit Émilien Pelletier. « Ce genre de petit retard-là devient un peu plus grand à chaque changement de gouvernement », renchérit Patrick Morin.

Ottawa vient par ailleurs de bonifier ses investissements pour protéger les baleines, dont le béluga. Les mesures profiteront aussi à d’autres animaux aquatiques.

« Souvent on parle d’espèce parapluie, donc en prenant soin de l’habitat du béluga, ça va servir de parapluie pour protéger l’ensemble des espèces qui fréquentent ce territoire-là », conclut Patrick Morin.