Mobilisation citoyenne au Témiscouata : des centaines de personnes réunies pour les soins de santé
Publié le 12 mai 2026 à 09:14, modifié le 12 mai 2026 à 12:27
Par: Megan Maltais
Un message clair a été lancé au Témiscouata. Des citoyens de toute la région ont pris part hier soir à cet important rassemblement, qui s’est terminé en formant une chaîne humaine autour de l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac.
On évalue que plus de 700 personnes étaient réunies. En début de soirée, l’église de Notre-Dame-du-Lac était pleine à craquer. Ce qu’ils souhaitaient, c’était de démontrer l’amour qu’ils ont pour leur hôpital et les services de santé de proximité qui y sont offerts.
Le Témiscouata avait un seul objectif en tête : se faire entendre. Pour les citoyens, il n’est pas question de toucher à l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac.
L’établissement est là pour rester et ses services aussi. « Ce que je trouve dommage c’est qu’en 2026 on soit obligé de se battre pour garder ce qu’on a déjà. Je trouve ça plate, mais on va se battre », explique une citoyenne et professionnelle de la santé.
« C’est souvent le même phénomène qui se produit, le plus gros poisson essaie d’avaler le plus petit. C’est pour ça qu’il faut se défendre et faire entendre notre voix », assure un citoyen. « On vieillit et si on veut rester en région, il faut qu’on ait des services », ajoute une dame.
Au-delà des frontières entre municipalités
C’est tout le Témiscouata qui s’est déplacé pour l’événement. « Je suis tellement contente. C’est fabuleux. C’est important, chacun y tient. On ne lâchera pas le morceau. On est là et on est là pour y rester. Qu’on soit en région ou en ville, on a besoin de nos soins », affirme la porte-parole du comité Sauvons nos services de santé au Témiscouata, Marie-Lyne Michaud.
« Il y en arrière de tout ça un message important : les services de santé et de proximité ce n’est pas négociable pour une population comme la nôtre », ajoute le préfet de la MRC, Serge Pelletier.
Selon ce dernier, les élus de toutes les municipalités du Témiscouata étaient présents. « Là c’est une solidarité, on n’a pas le choix, il faut unir nos forces et parler d’une seule voix », explique le maire de Rivière-Bleue, Claude Pelletier.
« Il faut montrer aux décideurs qu’on se tient. Les gens du Témiscouata se tiennent et l’esprit de clocher ça n’existe pas. C’est un service qui est nécessaire à la population », ajoute le maire de Dégelis, Gustave Pelletier.
Le député fédéral dans Côte-du-Sud-Rivière-du-Loup-Kataskomiq-Témiscouata était aussi présent. Bernard Généreux s’est dit touché par la solidarité citoyenne. « C’est de toute beauté. La solidarité humaine c’est ce qu’il y a de plus fort. C’est ce qu’il y aura toujours de plus fort. Les racines c’est profond, c’est important. C’est une démonstration importante pour le CISSS du Bas-Saint-Laurent. »
Plusieurs ont aussi témoigné de l’importance d’avoir des soins de proximité, et surtout, de sauver le département d’obstétrique fermé depuis juin 2025. « Parce que la sécurité d’une mère et de son bébé ne devrait jamais dépendre d’un code postal », a lancé une maman, qui attend présentement son troisième enfant.
Marche symbolique
Une marche symbolique était aussi organisée. Les citoyens ont quitté l’église pour se rendre à l’établissement de santé, qui est situé tout près. Et grâce à toutes les personnes qui étaient réunies, une chaîne humaine a pu être formée pour entourer l’hôpital.
« Quand on dit que les soins de santé de proximité, on y tient, je pense que ç’a été démontré aujourd’hui », assure Serge Pelletier.
Le comité espère avoir été entendu. Une rencontre est justement prévue avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent le 25 mai prochain.