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Vétérinaires en région : plus qu’une seule clinique pour desservir Charlevoix

Publié le 27 avril 2026 à 19:39, modifié le 27 avril 2026 à 19:39

Par: Jean-Baptiste Leveque

Depuis la fermeture de la Clinique vétérinaire de Pointe-au-Pic le 1er avril, la Clinique vétérinaire de Charlevoix est la seule à desservir la région. Elle croule maintenant sous les demandes, dans un contexte où la relève manque à l’appel.

Le lundi est toujours une journée chargée pour l’équipe de la docteure Paule Lebeuf. Notre équipe l’a constaté en la visitant aujourd’hui. Et chaque jour l’est davantage depuis la fermeture de la clinique de La Malbaie.

« Actuellement on a environ un mois et demi d’attente pour les chirurgies. Et présentement le flot d’appel est très, très intense. Alors c’est sûr qu’on essaye de répondre le mieux possible et le plus possible à tout le monde », relate la propriétaire de la clinique.

Une plage horaire a spécialement été aménagée pour les propriétaires d’animaux de l’est de Charlevoix devenus orphelins.

Dre Lebeuf détaille comment. « On va faire des rendez-vous de façon plus concentrée pour justement des gens qui n’ont pas de dossier ici, mais qui ont besoin d’un suivi médical, des gens qui ont leurs animaux qui font du diabète, qui ont des maladies cardiaques, des choses qui ont besoin de médication de façon régulière. »

Paule Lebeuf pratique à Baie-Saint-Paul depuis 42 ans. Cela fait une dizaine d’années qu’elle cherche une relève. Actuellement, il est très difficile d’attirer de nouveaux vétérinaires en région éloignée.

« Ça fait plusieurs fois que je vais dans des speed dating qu’on appelle, et il y a eu beaucoup d’intéressés, mais les gens préfèrent lorsqu’ils ont une offre plus proche, parce qu’il y a énormément d’offres et c’est ça qui est difficile », constate la vétérinaire.

Alternative innovante aux Escoumins

Charlevoix n’est pas la seule région touchée par le manque de services. Aux Escoumins, une clinique mobile vient à chaque mois pour y pallier. Plusieurs actes se font même à distance, comme l’explique la Dre Véronique Sareault.

« Ça se fait sous la supervision du vétérinaire qui est en télémédecine, donc on est capable de guider les techniciennes qui sont très bien formées pour faire tout ça. Et plus ça va, plus on a d’actes qu’on peut déléguer. »

Cette formule alternative fonctionne tellement bien qu’un point de services sera maintenant ouvert deux jours par semaine en présence de techniciennes.