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Avenir des urgences : les arrivées par ambulance en constante augmentation 

Publié le 17 avril 2026 à 16:25, modifié le 17 avril 2026 à 16:25

Par: Megan Maltais

Le nombre de personnes qui sont arrivées par ambulance aux urgences de Pohénégamook ou de Trois-Pistoles est en constante augmentation depuis les 5 dernières années. C’est ce que dévoilent les plus récentes données obtenues grâce à une demande d’accès à l’information.

Les arrivées par ambulance à Pohénégamook connaissent une hausse importante depuis 2020. Ces chiffres concordent avec le nombre de visites à l’urgence pendant cette même période. « Depuis 2020, on est en constante augmentation d’année en année avec un pourcentage d’environ 20% », explique le porte-parole du Comité pour le maintien des soins médicaux d’urgence 24/7, Gilles Pelletier.

L’ouverture d’une maison alternative pour les aînés serait l’un des facteurs, selon le service ambulancier du Transcontinental.

Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent une bonne partie de la population. « Aujourd’hui, on est aux alentours de 33% et selon l’ISQ aux alentours de 2034-2035, la proportion devrait monter à 40% », ajoute ce dernier.

Constant semblable dans les Basques

À Trois-Pistoles près de 700 personnes ont été transportées par les paramédics jusqu’au centre hospitalier l’an dernier. C’est 172 de plus qu’en 2020.

« Il y a 36% de la population qui a plus que 65 ans et ça veut dire que ce sont des gens qui sont en perte d’autonomie et qui ont des besoins de santé. Ça démontre que c’est un besoin et quand on regarde les chiffres au niveau des projections démographiques, ça va être comme ça en pour 15 à 20 ans », assure le président de l’AQDR de l’Est-du-Québec, Pierre-Paul Malenfant.

Et du côté de Trois-Pistoles, les données ne surprennent pas. « Quand le CISSS a annoncé qu’il voulait couper des services, personne ne comprenait. Les employés à l’interne et les usagers, personne à dit “ah on comprend, il y a une diminution des besoins” parce qu’on voit une augmentation. »

Les comités se demandent donc comment le CISSS a pu envisager de diminuer les services. « Ce qui nous étonne, c’est qu’avec des statistiques aussi favorables on se questionne à savoir comment se fait-il que le CISSS a comme objectif de diminuer la couverture médicale à l’urgence de Pohénégamook? », se questionne Gilles Pelletier.

Services de première lignes

Dernièrement, la ministre de la Santé a annoncé une nouvelle politique concernant le déploiement des services de première ligne. Selon le représentant national du syndicat de l’APTS, pour assurer un bon fonctionnement, il faut une urgence.

« L’élargissement des services de première ligne ça peut concerner évidemment le maintien des services d’urgence, mais également le déploiement de service de soutien à domicile, le déploiement de service en GMF, bref, un peu partout dans le continuum de soins qui existe au niveau de la première ligne. Pour nous, l’important c’est de créer des arrimages, de la coordination entre les différents services de première ligne », affirme Guillaume Legault.

Gilles Pelletier et Pierre-Paul Malenfant se préparent déjà en vue des élections provinciales à l’automne. Ils souhaitent obtenir des engagements de la part des candidats.