Politique municipale : une conseillère exclue des plénières pour 3 mois
Publié le 10 avril 2026 à 17:44, modifié le 10 avril 2026 à 17:44
Par: Jasmin Guillemette
Le climat est encore une fois tendu au conseil municipal de Saint-Médard. Une conseillère a été exclue des séances plénières pour les trois prochains mois.
C’est un air de déjà-vu à Saint-Médard. Le conseil municipal de la localité d’un peu plus de 200 citoyens est encore aux prises avec des tensions. La conseillère Claudette Blouin pourra siéger lors des séances publiques, mais elle ne pourra pas participer pour les trois prochains mois aux rencontres plénières. Elle dérangeait les travaux, selon le maire.
« On n’avait même pas commencé les réunions que déjà ça commençait à crier, ça hurlait. Elle a sorti de la salle ce soir-là, elle est sortie en sacrant », explique le maire de Saint-Médard, Rodolphe Thériault.
« Je n’aime pas travailler de cette façon-là. Ça peut arriver dans tous les conseils, où il y a des insatisfaits qui arrivent avec une vision qui est différente, mais là, c’était trop », déplore Jeanne Lapalme, directrice générale de la municipalité.
Les trois autres conseillers ainsi que le maire ont signé une lettre qui a été envoyée à l’élue, lui mentionnant son exclusion temporaire des rencontres effectuées entre les élus, avant la séance qui se déroule en public.
Nous avons pu discuter avec Claudette Blouin vendredi au téléphone. Elle n’a pas voulu s’adresser à la caméra, mais veut plutôt laisser retomber la pression avant de commenter le conflit. Elle nous a toutefois mentionné qu’elle trouvait la situation difficile à vivre. La conseillère compte donner son côté de la médaille la semaine prochaine.
Rodolphe Thériault assure de son côté que le conseil a essayé de repartir sur de nouvelles bases avec Claudette Blouin, avant de prendre cette décision, mais en vain. Le nouveau maire a même fait l’objet d’une plainte aux policiers. « Ça a été rejeté. […] Il y a un bris de confiance entre nous », ajoute-t-il.
Rappelons que Saint-Médard a été administré par la Commission municipale du Québec l’été dernier. En 2024, une conseillère avait par ailleurs été insultée par un élu. La Sureté du Québec avait dû également intervenir lors d’une séance du conseil, après une altercation impliquant l’ancienne mairesse.